Les rosiers (Rosa spp.) ont la réputation d'être très gourmands en eau, mais ces plantes charmantes se rencontrent souvent dans d'anciennes fermes abandonnées ou de vieux cimetières, où elles prospèrent parfaitement sans aucun arrosage supplémentaire. La famille des rosacées est vaste : elle va des rosiers anciens européens et des rosiers rugueux (rugosas), adaptés aux zones 4b à 6a de l'USDA, aux délicats rosiers grimpants thé, qui ne se cultivent que dans les zones 8b à 10b. Tant que vous choisissez un rosier tolérant à la sécheresse adapté à votre région et que vous adoptez de bonnes pratiques de culture et d'arrosage, il n'est absolument pas nécessaire d'arroser chaque jour.
Fréquence d'arrosage
Arroser quotidiennement en période de sécheresse n'est ni prudent ni nécessaire. Préférez un arrosage profond une à deux fois par semaine. Dans un sol sableux, vous pouvez laisser couler le tuyau pendant une heure ou plus. Dans les sols argileux, qui absorbent l'eau plus lentement, divisez l'arrosage en deux sessions : arrosez 30 minutes, puis faites une pause de quelques heures afin que le sol puisse absorber l'eau avant de reprendre.
Cet arrosage en profondeur encourage les rosiers à développer des racines profondes, capables de puiser l'humidité bien en dessous de la surface du sol. Réduisez ensuite progressivement la fréquence à une fois par semaine, puis à une fois tous les dix jours, en allongeant légèrement la durée d'arrosage à chaque étape.
Bonnes pratiques d'arrosage
La manière d'arroser vos rosiers en période de sécheresse compte autant que la quantité d'eau utilisée. Utilisez des tuyaux suintants, des systèmes de goutte-à-goutte ou des tuyaux d'arrosage posés au sol, plutôt que des arroseurs aériens. Ces dispositifs apportent l'eau directement à la base des plantes, ce qui limite considérablement les pertes par évaporation.
Ils contribuent également à garder vos rosiers en meilleure santé en maintenant le feuillage au sec : les feuilles mouillées favorisent en effet la propagation de nombreuses maladies fongiques. Enfin, arrosez de préférence tôt le matin, plutôt qu'en pleine chaleur de la journée.
Stratégies pour économiser l'eau
Les conditions dans lesquelles vous cultivez vos rosiers jouent aussi un rôle important dans la conservation de l'eau. Plantez-les dans un emplacement protégé des vents chauds et desséchants : une situation ensoleillée entourée d'arbustes est idéale. Installez quelques plantes couvre-sol sous les rosiers afin de réduire l'évaporation en surface.
Une couche de paillis de copeaux de bois de 5 à 7 cm d'épaisseur aide également à conserver l'humidité du sol tout en limitant la pousse des mauvaises herbes. Évitez enfin de tailler trop sévèrement vos rosiers : lorsqu'ils sont fortement rabattus pour stimuler la floraison, ils manquent du feuillage qui les protège de la chaleur intense. Ils se dessèchent alors plus vite et réclament davantage d'eau. Limitez la taille à l'élimination des branches mortes et au contrôle du volume de l'arbuste.
Variétés résistantes à la sécheresse
Les rosiers hybrides de thé, réputés exigeants, semblent peu à peu tomber en désuétude, les jardiniers recherchant désormais des variétés demandant moins d'entretien et moins d'eau. Les rosiers arbustifs anciens comme les rosiers tapissants descendent des rosiers sauvages, qui poussaient souvent dans des sols pauvres et secs. Naturellement tolérants à la sécheresse, ces rosiers s'adaptent à une grande diversité de conditions de culture, y compris la mi-ombre.
« Therese Bugnet » (Rosa « Therese Bugnet ») est originaire du Japon, de Sibérie et de l'Alaska. Elle supporte aussi bien le grand froid que la chaleur sèche et offre une floraison rose violacé. « Martha's Vineyard » (Rosa « Martha's Vineyard ») est un autre rosier arbustif tolérant à la sécheresse qui mérite d'être essayé : il forme de jolies grappes de petites fleurs roses.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-roses/1007024622.html
