Les hostas (Hosta spp.) sont des vivaces rustiques au feuillage décoratif qui affectionnent l'ombre et prospèrent dans les zones de rusticité 3 à 9 de l'USDA. Ils constituent un choix privilégié pour les jardins comportant des zones fraîches et ombragées, où bien d'autres plantes peinent à s'installer. Leur grande diversité de feuillages fait tout leur charme : bleu ardoise, vert foncé, vert chartreux, jaune vif ou blanc, parfois combinés sur une même feuille. Les feuilles bicolores présentent généralement un contour d'une couleur et un centre d'une autre, tandis que certaines variétés sont marbrées. La texture varie également, du fin et plat au épais et gaufré.
Cependant, l'environnement frais et humide dont les hostas raffolent est aussi celui que privilégient de nombreux agents pathogènes. Ces plantes sont donc fréquemment exposées à diverses maladies qu'il convient de savoir identifier rapidement.
Les maladies virales
Une infection virale se manifeste par des taches circulaires aux anneaux concentriques, un cloquage des feuilles et une décoloration générale. Les virus se propagent principalement via des outils de jardinage contaminés ou par des insectes qui piquent d'abord une feuille infectée avant de se nourrir sur une feuille saine.
Le virus X de l'hosta (Hosta virus X) provoque une coloration mouchetée et irrégulière ainsi que des taches circulaires cerclées. Sur les variétés au feuillage doré, il engendre souvent des stries vertes caractéristiques. D'autres virus touchant habituellement d'autres plantes peuvent également infecter les hostas : le virus des taches nécrotiques de l'impatiente (INSV), le virus des anneaux noirs de la tomate, le virus du rabougrissement du tabac ou encore le virus de la mosaïque de l'arabette.
Aucun traitement n'existe contre les infections virales : dès qu'une plante est contaminée, elle doit être détruite afin d'éviter la propagation aux autres sujets du jardin.
Les maladies bactériennes
Les bactéries sont des organismes unicellulaires qui pénètrent dans l'hosta par une blessure, quelle qu'elle soit. Des températures excessivement basses peuvent favoriser leur développement.
La pourriture molle bactérienne s'attaque aux pétioles, aux feuilles inférieures et au collet de la plante, provoquant une décomposition humide dégageant une odeur nauséabonde, souvent comparée à celle du poisson mort. Cette maladie apparaît plus fréquemment lors de périodes chaudes et très humides.
Les plantes infectées doivent être éliminées sans tarder pour éviter toute contamination. Veillez à stériliser soigneusement tous les outils utilisés et à traiter le sol avec un fongicide à base de cuivre avant toute nouvelle plantation.
Les maladies fongiques
Les champignons pathogènes se développent idéalement en conditions humides, un environnement que partagent malheureusement les hostas.
- Fusarium : selon l'espèce concernée, ce champignon affecte les feuilles, les collets ou les racines. Les plantes infectées restent chétives et leurs feuilles développent des zones nécrotiques.
- Anthracnose : elle se caractérise par des taches beiges cerclées d'un bord sombre.
- Pourriture du pétiole : un développement fongique apparaît d'abord à la base de la plante, puis gagne les pétioles, coupant l'alimentation des feuilles.
- Phytophthora : il provoque des taches imbibées d'eau et peut compromettre la plante entière. Ce champignon persiste dans le sol.
Face à toutes les maladies fongiques, supprimez et détruisez systématiquement le feuillage atteint, puis stérilisez vos outils. La plupart de ces infections peuvent être évitées grâce à un arrosage matinal régulier, un bon drainage du sol et en veillant à maintenir le feuillage aussi sec que possible.
Les parasites : les nématodes foliaires
Les nématodes foliaires sont des parasites qui s'attaquent aux hostas comme à de nombreuses autres plantes. Ces créatures microscopiques, semblables à de minuscules vers, se nourrissent à l'intérieur même des tissus de la plante.
Leur présence se traduit par des lésions linéaires chlorotiques situées entre les nervures des feuilles, car celles-ci limitent les déplacements des nématodes. Ils se propagent principalement par les éclaboussures d'eau et la pluie : maintenir le feuillage au sec constitue donc une mesure préventive essentielle.
En dernier recours, pour tenter de sauver une plante gravement atteinte, il est possible de plonger son feuillage dans une eau chaude entre 70 et 90 °C (158 à 194 °F). Cette méthode peut sauver la plante… mais peut aussi la tuer. Quoi qu'il en soit, si le traitement échoue, la plante devra être détruite afin de protéger les autres sujets du jardin.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-perennials/1007024268.html
