Les vers blancs constituent le stade larvaire de plusieurs espèces de coléoptères et figurent parmi les ravageurs les plus destructeurs des pelouses. Parmi leurs formes adultes, on retrouve notamment les hannetons de mai et de juin, le scarabée japonais, les bousiers ainsi que les hannetons masqués. Les coléoptères adultes causent rarement des dommages directs aux plantes, hormis quelques espèces qui se nourrissent occasionnellement du feuillage des arbres. Dans les régions bénéficiant d'étés chauds et d'hivers doux, deux générations ou plus de vers blancs peuvent se développer chaque année.
Description
Les vers blancs ont un corps mou de couleur blanche sale, une tête brune et six pattes robustes. Selon l'espèce, ces ravageurs mesurent environ 2,5 cm, voire un peu plus. Lorsqu'ils sont dérangés, ils se recroquevillent sur le côté en formant un « C ». Leur identification repose sur le motif distinctif d'épines présent sur leur abdomen, bien que certaines caractéristiques varient d'une espèce à l'autre. À titre d'exemple, les larves du hanneton de juin possèdent des pattes particulièrement faibles.
Dégâts causés
Tous les vers blancs infestent et se nourrissent des racines des graminées. Les premiers signes de dégâts se manifestent par un éclaircissement, puis un jaunissement de la pelouse, aboutissant finalement à des plaques d'herbe morte. Ces zones irrégulières s'agrandissent progressivement, compromettant la capacité du gazon à absorber l'eau et les nutriments. L'herbe endommagée s'arrache alors très facilement et peut se rouler comme du gazon en plaque.
Par ailleurs, la présence de vers blancs attire des prédateurs indésirables tels que les oiseaux, les tatous et les ratons laveurs. En creusant la pelouse à la recherche de larves, ces animaux infligent des dégâts souvent encore plus importants que ceux causés par les insectes eux-mêmes.
Lutte biologique
Plusieurs solutions de lutte biologique permettent de contrôler efficacement les populations de vers blancs. Il est possible d'introduire dans le sol infesté des prédateurs naturels qui se nourrissent de larves, comme les fourmis et les carabes, ainsi que des parasitoïdes tels que les scoliidés ou les larves de guêpes parasites. L'utilisation de nématodes entomopathogènes préparés commercialement, appartenant aux espèces Steinernema et Heterorhabditis, constitue également une option recommandée pour éliminer les vers blancs.
Lutte chimique
Les traitements chimiques peuvent être appliqués de manière préventive ou curative, les deux approches s'avérant efficaces contre les vers blancs. La prévention reste la meilleure stratégie dans les jardins où ces ravageurs posent problème de façon récurrente. Dans ce cas, il convient de traiter la pelouse avant l'éclosion des œufs et de poursuivre jusqu'à l'apparition des toutes jeunes larves. Les pesticides préventifs recommandés incluent la clothianidine, l'halofénozide ou l'imidaclopride.
Le traitement curatif doit débuter lorsque les larves commencent à se nourrir et se trouvent près de la surface du sol, c'est-à-dire entre la fin de l'été et le milieu de l'automne. Un retard trop important laisse aux larves le temps de s'enfoncer profondément dans le sol pour y passer l'hiver, rendant le traitement inefficace. Pour cette approche curative, le trichlorfon figure parmi les pesticides conseillés.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-jasmine/1007023650.html
