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Pourquoi les pommiers fanent ? Causes et solutions

Voir son pommier faner peut être véritablement décourageant, surtout après tout le temps et les efforts investis pour l'amener jusqu'à ses années de production fruitière. Heureusement, plusieurs causes peuvent expliquer le flétrissement d'un pommier — qu'il touche les feuilles ou les fleurs — et toutes ne sont pas fatales. Identifier la bonne origine du problème est essentiel pour agir efficacement.

1. Un emplacement inadapté

Trop d'eau est aussi néfaste que pas assez.

Le choix de l'emplacement est déterminant pour la santé d'un pommier. Si un arbre récemment planté commence à faner, il est possible que le site soit mal adapté. Pour prospérer, le pommier a besoin d'une exposition au plein soleil et d'un sol riche en nutriments sur au moins 45 centimètres de profondeur.

Le sol doit également être bien drainé : une stagnation prolongée de l'eau peut asphyxier les racines et provoquer le flétrissement du feuillage. La proximité d'un cours d'eau peut rendre le sol trop humide, tandis que les zones basses favorisent l'accumulation d'air froid autour de l'arbre, ce qui peut endommager ses tissus. Enfin, une exposition permanente aux vents froids refroidit l'arbre et affaiblit sa vigueur. Ces conditions combinées produisent souvent un arbre chétif et fané.

2. Les pucerons

Les pucerons sécrètent une substance sucrée qui peut aggraver les dégâts.

Les pucerons sont de petits insectes particulièrement attirés par les pommiers et de nombreux autres arbres fruitiers. Leurs pièces buccales sont conçues pour aspirer la sève et les nutriments contenus dans les parties charnues de l'arbre. En privant les feuilles de leur alimentation, ils provoquent leur flétrissement, puis leur brunissement et leur mort.

Les pucerons entraînent souvent un problème secondaire : la fumagine, un champignon noirâtre qui se développe sur le miellat sucré qu'ils sécrètent. Heureusement, ces insectes possèdent de nombreux prédateurs naturels (coccinelles, syrphes, chrysopes) et peuvent aussi être contrôlés à l'aide d'insecticides adaptés. Sur les pommiers, on rencontre principalement trois espèces : le puceron cendré du pommier, le puceron vert du pommier et le puceron du spirée.

3. Le feu bactérien

La variété Delicious est la seule à présenter une forte résistance au feu bactérien.

Le feu bactérien est une maladie bactérienne à laquelle de nombreuses variétés de pommiers sont sensibles. Elle touche fréquemment des variétés très répandues telles que Braeburn, Gala et Jonagold. La maladie débute par l'apparition de chancres si minuscules qu'ils passent facilement inaperçus. En une à deux semaines seulement, l'infection atteint les feuilles et les fleurs.

L'ensemble du feuillage d'une branche, voire une grappe florale entière, fane et meurt en se recroquevillant et en brunissant. L'infection se propage généralement très vite dans une même zone de l'arbre. Les jeunes pousses se flétrissent et s'enroulent sur elles-mêmes. Des branches entières peuvent être contaminées : elles doivent alors être supprimées sans délai afin d'éviter la propagation de la maladie. Des pulvérisations à base de cuivre se révèlent également efficaces, et la maladie peut généralement être maîtrisée si elle est traitée suffisamment tôt.

4. La pourriture des racines causée par Phymatotrichum

La pourriture des racines due au champignon Phymatotrichum est une maladie fongique qui prend naissance directement dans le système racinaire du pommier. L'un des premiers signes de sa présence dans le sol est précisément le flétrissement des feuilles.

Contrairement aux dégâts causés par le feu bactérien, ce problème part des racines et affecte l'ensemble de l'arbre de manière homogène : les dégâts sont donc plus généralisés. Les feuilles paraissent d'abord flétries, puis brunissent et meurent, tout en restant accrochées à l'arbre. Dans les cas les plus sévères, des spores peuvent apparaître sur le sol autour du tronc.

Pour limiter une infection légère, il est recommandé de rabattre la partie aérienne de l'arbre et de pratiquer une taille sanitaire, complétées par un apport de soufre et de sulfate d'ammonium afin de rééquilibrer le sol.


Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-edibles/1007105038.html
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