Contrairement à une idée reçue, les myrtilles ne contiennent pas naturellement de vers. Les petits vers blancs que l'on découvre parfois dans ces fruits sont en réalité des larves de la drosophile à ailes tachetées (Drosophila suzukii, ou DAS), une mouche invasive originaire d'Asie qui s'est propagée en Europe et en Amérique du Nord.
Comment ce ravageur infeste-t-il les fruits ?
La drosophile à ailes tachetées s'attaque à de nombreux fruits à chair molle : myrtilles, framboises, mûres, cerises et fraises. Contrairement aux drosophiles communes, qui ne pondent que sur des fruits déjà abîmés, la femelle de cette espèce dispose d'un ovipositeur dentelé particulièrement acéré qui lui permet de percer la peau saine des fruits pour y déposer ses œufs.
Une fois écloses, les larves se nourrissent de la pulpe de l'intérieur, provoquant un ramollissement, un effondrement de la chair et une pourriture rapide du fruit. Pour les producteurs, une infestation peut entraîner des pertes de récolte considérables.
Comment prévenir les infestations ?
Il existe plusieurs méthodes efficaces pour protéger les cultures de myrtilles :
- La pulvérisation d'insecticides, utilisée avec parcimonie et en respectant les délais avant récolte ;
- Le piégeage des adultes à l'aide de pièges sélectifs pour réduire la population de mouches ;
- L'installation de filets à mailles fines empêchant physiquement les insectes d'atteindre les fruits ;
- L'élimination rapide des fruits infestés, encore sur le plant ou tombés au sol, afin de briser le cycle de reproduction ;
- La rotation des cultures et une bonne hygiène du verger pour éviter la persistance du ravageur d'une saison à l'autre.
Faut-il éviter les myrtilles non traitées ?
Absolument pas. Les myrtilles issues de l'agriculture biologique ou cueillies à l'état sauvage restent parfaitement consommables. Une inspection visuelle, voire un trempage rapide dans de l'eau salée pour faire remonter d'éventuelles larves, suffit à vérifier leur qualité. En appliquant les méthodes de prévention décrites ci-dessus, les producteurs peuvent considérablement réduire les risques d'infestation tout en préservant des fruits sains et savoureux.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-blueberries/1007137382.html
