Le printemps est la meilleure période pour planter de jeunes plants de myrtilles, qu'il s'agisse d'un seul arbuste au fond du jardin ou de plusieurs rangées cultivées. Les jardineries et les fournisseurs en ligne proposent des myrtilles à racines nues en dormance, de la fin de l'hiver jusqu'au milieu du printemps. Planter à cette saison garantit que les fortes chaleurs estivales ne stresseront pas la jeune plante. Les myrtilles sauvages naines sont originaires du Maine et de l'est du Canada, mais il existe aujourd'hui des variétés adaptées à toutes les conditions climatiques, des zones de rusticité 3 à 10.
Choisir la bonne variété
Les variétés de myrtille « corymbosum du Sud » (southern highbush), comme Jewel, Jubilee et Emerald, ont de faibles besoins en froid et conviennent parfaitement aux régions chaudes de Californie et du nord-ouest du Pacifique. À l'inverse, les variétés « corymbosum du Nord » (northern highbush) telles qu'Aurora, Bluecrop et Bluejay préfèrent les climats septentrionaux aux hivers rigoureux. Les variétés demi-hautes (half-highbush) sont des hybrides plus compacts qui résistent remarquablement bien aux conditions de neige extrêmes : elles produisent moins de fruits, mais offrent un goût de grande qualité. Pour profiter d'une récolte continue, sélectionnez plusieurs variétés dont la maturité s'échelonne du début à la fin de l'été.
Choisir l'emplacement idéal
Les myrtilles poussent mieux en plein soleil. Elles tolèrent la mi-ombre, mais produisent alors nettement moins de fleurs et de fruits. Évitez de les planter à proximité de grands arbres ou entourées d'autres arbustes concurrents. Comme un myrtillier peut vivre de 30 à 50 ans, il est judicieux de lui offrir dès le départ suffisamment d'espace pour s'étendre. Une bonne circulation de l'air contribue également à prévenir les maladies fongiques. Prévoyez environ 1,20 à 1,80 m entre les plants de myrtilles hautes, et 60 à 90 cm pour les variétés demi-hautes plus compactes. Un arbuste atteint sa pleine maturité dans sa cinquième ou sixième année, produisant alors entre 2 et 4,5 kg de fruits par plant.
Préparer un sol adapté
Les myrtilles exigent un sol légèrement acide, avec un pH compris entre 4,0 et 5,5. L'incorporation de compost organique ou de tourbe blonde permet d'abaisser le pH au niveau souhaité. Pour prospérer, ces arbustes ont besoin d'une terre franche bien drainée et riche en matière organique ; ils sont en revanche très sensibles à la pourriture des racines dans les sols argileux lourds. Le sol peut être amendé dès que la terre est praticable au début du printemps. Un kit d'analyse de sol, disponible en jardinerie, vous aidera à déterminer le pH exact avant la plantation.
Assurer les soins au fil des saisons
Étalez une couche de paillis tout autour du plant, en veillant à laisser environ 10 cm libres autour du tronc principal, afin d'empêcher la pousse des mauvaises herbes. Des matériaux comme les aiguilles de pin, les feuilles sèches, l'écorce déchiquetée ou le compost organique mûr aident en outre le sol à retenir l'humidité et nourrissent progressivement le système racinaire. Fertilisez deux fois par an, au début du printemps puis à l'automne, avec de la farine de graines de coton, de la farine de sang ou un compost organique équilibré, afin de reconstituer les nutriments consommés par la croissance. Attention : les myrtilles possèdent un système racinaire superficiel et fibreux qui souffre rapidement en cas de sécheresse. Arrosez dès que la surface du sol est sèche au toucher, soit environ une fois par semaine pendant les périodes de forte chaleur.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-berries/1007102727.html
