Ses graines sont disséminées par les oiseaux qui se nourrissent de ses baies colorées. Introduite aux États-Unis dans les années 1860, la douce-amère d'Asie (Celastrus orbiculatus), également appelée célastre orbiculaire ou grimpette du Japon, s'y est depuis largement naturalisée. Redoutée pour sa capacité à envahir rapidement un paysage et à supplanter sa cousine indigène, la douce-amère d'Amérique, cette liane ne peut être maîtrisée que par des interventions humaines.
Présentation de la douce-amère d'Asie
Celastrus orbiculatus est le nom scientifique de la douce-amère d'Asie, aussi appelée douce-amère orientale ou japonaise. Cette plante vivace et caduque se développe sous forme de liane grimpante capable de s'élever jusqu'à 18 mètres de haut, en enroulant ses tiges brunâtres autour des plantes, des arbres ou des structures environnantes.
Elle ressemble beaucoup à la douce-amère d'Amérique, mais il est possible de la distinguer grâce à ses fleurs femelles : elles sont regroupées par trois à sept près de la jonction entre la tige et la branche, tandis que celles de l'espèce américaine forment des grappes plus denses et plus nombreuses.
Une ressource alimentaire prisée des oiseaux
Véritable garde-manger hivernal, la douce-amère d'Asie constitue une source de nourriture précieuse pour de nombreux oiseaux, notamment le geai bleu, la mésange, le moqueur polyglotte et l'étourneau sansonnet. Ce sont d'ailleurs ces volatiles qui assurent la dispersion de ses graines sur de vastes territoires.
Bien que les humains ne consomment généralement pas ses fruits, des extraits de cette liane ont été utilisés depuis longtemps en Chine et en Amérique du Sud pour traiter divers maux, tels que la polyarthrite rhumatoïde, les troubles gastriques, certains cancers et les inflammations. Ces extraits servent également de répulsif contre les insectes et d'insecticide en agriculture.
Des ravageurs presque inexistants
Introduite aux États-Unis comme plante ornementale, la douce-amère d'Asie est rarement – voire jamais – attaquée par les insectes locaux. En l'absence de prédateurs naturels capables de freiner sa progression, la liane croît de manière fulgurante. C'est pourquoi elle est classée comme espèce invasive et mauvaise herbe nuisible dans tous les États où elle s'est installée. Elle étouffe vigoureusement la concurrence végétale et asphyxie fréquemment les autres plantes avec sa soif d'expansion vorace.
Lutte biologique et méthodes alternatives
Les arbres sur lesquels grimpe le Celastrus orbiculatus finissent souvent par être alourdis sous son poids, ce qui provoque la casse des branches, particulièrement lors de vents violents ou d'hivers rigoureux.
Lorsqu'une plante grimpante devient envahissante, les scientifiques recourent généralement à la lutte biologique : des insectes, souvent importés d'autres régions du monde, sont relâchés dans le milieu naturel pour se nourrir de l'espèce indésirable. Or, aucun agent de lutte biologique n'existe actuellement contre la douce-amère d'Asie.
Il demeure toutefois possible de contrôler cette liane par des moyens chimiques, manuels et mécaniques : arrachage manuel des jeunes pousses, coupe des lianes les plus épaisses au sécateur et application ciblée d'herbicides.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/groundcovers-vines/1007100667.html
