Les volailles telles que les poulets et les dindes produisent une grande quantité de fumier. Loin d'être un simple déchet, cette ressource est riche en azote, en phosphore et en potassium, trois nutriments essentiels qui nourrissent naturellement les plantes. Attention toutefois : le fumier de volaille est très concentré. Appliqué directement au pied des végétaux, il peut les brûler gravement.
La solution ? Le composter. En le laissant se décomposer environ deux mois, vous obtenez un amendement équilibré et sans danger pour vos cultures. L'organisme horticole Seattle Tilth recommande d'ailleurs de composter systématiquement le fumier frais de volaille avant de l'incorporer à la terre du jardin.
Matériel nécessaire
- Gants
- Pelle
- Râteau
- Brouette
- Matière végétale sèche (feuilles mortes, paille, brindilles)
- Matière végétale fraîche (tontes de gazon, restes de légumes)
- Arroseur ou tuyau d'arrosage
- Bâche
- Thermomètre à compost
Étapes de réalisation
1. Ramasser le fumier frais
Raclez ou pellez le fumier frais de volaille dans votre poulailler. Portez toujours des gants lors de la manipulation de déjections animales, car elles peuvent contenir des agents pathogènes. Remplissez une brouette de fumier puis transportez-le vers votre zone de compostage.
2. Constituer le tas de compost
Installez votre tas de compost directement au sol ou utilisez un composteur acheté dans le commerce. Quelle que soit la méthode retenue, superposez des couches alternées de matières sèches (brunes, riches en carbone) et de matières fraîches (vertes, riches en azote). Le fumier de volaille entre dans la catégorie des matières « vertes ».
3. Humidifier et surveiller la fermentation
Faites fonctionner un arroseur sur le tas pendant environ 30 minutes afin de bien l'humidifier, puis recouvrez-le sans serrer avec une bâche. La température va monter entre 54 et 66 °C (130 à 150 °F) : vérifiez-la régulièrement à l'aide d'un thermomètre spécial compost. Au bout de trois jours, retournez le tas et attendez que la température remonte. Répétez cette opération trois fois pour assurer une décomposition homogène.
4. Laisser mûrir puis incorporer au sol
Laissez ensuite le compost mûrir pendant 45 à 60 jours. Un compost arrivé à maturité se reconnaît facilement : il dégage une odeur de terre forestière et présente un aspect sombre et friable. Incorporez-le enfin à raison d'une part de compost pour quatre parts de terre, dans les zones où vous prévoyez de planter.
Conseil supplémentaire
Si vous cultivez des légumes, évitez de récolter les productions touchant le sol moins de 120 jours après l'apport de compost de fumier, par mesure d'hygiène alimentaire. Pour les cultures hors-sol comme les tomates ou les haricots grimpants, ce délai est réduit à environ 90 jours.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/green-organic/1007100025.html
