Plus que jamais soucieux de la qualité de leur alimentation, les consommateurs s'interrogent de plus en plus sur la présence éventuelle de pesticides dans leurs légumes, y compris dans les produits issus de l'agriculture biologique. Le gouvernement américain s'efforce de garantir la sécurité de l'alimentation en fixant des limites strictes à l'utilisation des pesticides sur les cultures. Malheureusement, les méthodes permettant de tester les légumes exigent un équipement de laboratoire sophistiqué et hors de prix. Heureusement, il est possible de réduire considérablement son exposition aux pesticides en choisissant et en préparant ses aliments avec soin.
Les inspections de la FDA et de l'USDA
La Food and Drug Administration (FDA) et le département de l'Agriculture des États-Unis (USDA) travaillent conjointement pour définir des seuils de sécurité concernant l'exposition des cultures aux pesticides. Ils établissent des limites maximales de résidus jugées sans danger pour le grand public et veillent rigoureusement à leur application. Ces organismes surveillent aussi bien les légumes produits sur le territoire national que ceux importés. Il est très rare de trouver des légumes présentant plus qu'une simple trace de résidus de pesticides, même parmi les produits importés. Les denrées alimentaires dont le niveau de contamination chimique dépasse les normes sont immédiatement détruites.
Les laboratoires d'analyse indépendants
Des laboratoires indépendants proposent des analyses destinées à détecter les résidus de pesticides dans les tissus végétaux. Les échantillons doivent être manipulés avec précaution et congelés au plus vite afin d'empêcher toute métabolisation des substances chimiques, puis expédiés sous glace jusqu'au laboratoire. Ce type d'analyse n'est toutefois utile que pour les légumes pouvant être sacrifiés. Son coût est également prohibitif : les tests démarrent autour de 100 dollars par échantillon pour un seul contaminant. De nombreux laboratoires ne recherchent d'ailleurs que les produits chimiques suspectés plutôt que d'établir une liste complète des substances présentes dans l'échantillon. L'analyse en laboratoire ne constitue donc pas une option réaliste pour le particulier, mais plutôt pour l'agriculteur professionnel.
Limiter son exposition aux pesticides
Si la présence de pesticides sur les légumes que vous consommez vous préoccupe, plusieurs précautions permettent de réduire votre risque d'exposition. Les produits biologiques sont cultivés sans recours aux pesticides de synthèse, ce qui garantit en théorie des légumes exempts de ces substances. Cependant, les produits chimiques utilisés pendant longtemps sur certaines parcelles agricoles peuvent persister dans le sol ; les résidus présents sur les produits bio restent néanmoins extrêmement faibles, voire inexistants. Consommer une grande variété de légumes aide également à diluer votre exposition : la diversité répartit concrètement le risque en intégrant des légumes provenant de fermes et de parcelles différentes, ayant reçu des traitements variés.
Bien préparer ses légumes
Réduisez encore davantage votre exposition en préparant soigneusement les légumes susceptibles de contenir des résidus chimiques. Frottez-les sous l'eau courante, sans jamais utiliser de savon. Épluchez-les afin d'éliminer tout contaminant de surface susceptible de subsister. Retirez les feuilles extérieures du chou et de la laitue. Enfin, la cuisson permet de décomposer les résidus de pesticides qui auraient pu pénétrer en quantités infimes dans la chair du légume.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/green-organic/1007020715.html
