En vous promenant dans un jardin de roses, vous remarquerez immédiatement la grande diversité des formes que peuvent prendre les espèces de la famille des Rosacées. Ces fleurs célèbres pour leur parfum envoûtant poussent aussi bien sur des buissons miniatures que sur de grands arbustes, des arbres dressés ou encore des grimpantes vigoureuses. Le rosier dit « pleureur » ne provient pas d'un unique cultivar ni d'une seule espèce : il s'obtient en greffant un rosier grimpant sur un tronc dressé, ce qui lui confère son port retombant si élégant.
Le greffage
Si vous préférez cultiver votre propre rosier tige à partir de graines ou d'un jeune plant, vous devrez commencer par installer un porte-greffe rustique. Renseignez-vous auprès de votre service horticole local afin de déterminer le porte-greffe le mieux adapté à votre région : celui-ci doit résister parfaitement à votre type de sol, aux précipitations locales ainsi qu'aux parasites et maladies courants transmis par le sol.
Le porte-greffe Rosa multiflora est répandu dans certaines régions des États-Unis, mais il peut devenir envahissant. Sous les climats plus chauds, Rosa fortuniana constitue une excellente alternative. Pour obtenir un arbre dressé standard, également appelé « rosier tige », il suffit de greffer un rosier buisson sur le tronc du porte-greffe. Pour la variété pleureuse, greffez simplement un grimpant au lieu d'un buisson : privé de treillis pour se soutenir, le rosier grimpant retombera naturellement et gracieusement vers le sol.
La plantation
En achetant un jeune rosier pleureur directement en pépinière, vous vous épargnez toutes les étapes du greffage. Choisissez un emplacement bénéficiant d'un plein ensoleillement, soit au moins six heures de soleil direct chaque matin. Vérifiez que votre sol est limoneux et bien drainé ; dans le cas contraire, aménagez une butte surélevée garnie d'un terreau riche en humus afin de garantir un drainage rapide.
Creusez ensuite un trou dont le diamètre dépasse d'au moins 15 centimètres celui du conteneur de votre rosier. Sortez délicatement le jeune plant de son pot en soutenant le tronc à sa base, installez-le dans le trou, rebouchez, tassez légèrement la terre puis arrosez généreusement.
Le choix du cultivar
Si vous achetez un rosier pleureur en conteneur destiné à être transplanté dans votre jardin, vos options seront limitées aux cultivars les plus populaires de votre région. En réalisant vous-même le greffage, vous pourrez en revanche sélectionner une variété parfaitement adaptée à vos goûts et à vos conditions de culture.
Optez pour un grimpant remontant si vous souhaitez profiter de fleurs du printemps jusqu'à l'été, voire en automne. Les grimbants à grandes fleurs offrent quant à eux leurs somptueuses floraisons deux fois par an, au printemps et à l'automne. Privilégiez une variété de rosier liane si vous affectionnez les petites fleurs réunies en grappes denses. Enfin, si votre priorité va aux cynorhodons plutôt qu'aux fleurs spectaculaires, tournez-vous vers une variété de rosier rampant.
L'entretien
Une fois votre rosier pleureur en terre, ses besoins varient considérablement selon le cultivar choisi. Une taille régulière s'avère généralement nécessaire, même si les rosiers grimpants restent relativement faciles d'entretien, notamment durant les deux ou trois premières années suivant la plantation.
Dans les régions au climat froid, maintenez vos rosiers bien arrosés avant que le sol ne gèle et supprimez les vieilles pousses, les tiges mortes ainsi que tous les débris végétaux. Selon l'espèce, il pourra également être nécessaire de protéger la plante pour l'hiver : ameublissez alors le sol, couchez délicatement la plante sur le côté et recouvrez-la de terre et de paillis.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/flower-basics/1007099228.html
