Le mélèze et le métaséquoia, également appelé séquoia d'aube, partagent une caractéristique rare parmi les conifères : ils sont caducs et perdent leurs aiguilles chaque automne. Pourtant, ces deux arbres appartiennent à des espèces distinctes et s'épanouissent dans des climats très différents. Tous deux constituent d'excellents choix pour l'aménagement paysager grâce à leur silhouette élégante et leur feuillage automnal spectaculaire. On trouve aujourd'hui davantage de cultivars de mélèze sur le marché, tandis que le métaséquoia demeure un arbre ornemental relativement récent en Amérique du Nord.
Les points communs
À maturité, le mélèze et le métaséquoia sont des arbres imposants pouvant atteindre 15 à 23 mètres de hauteur. La taille varie toutefois selon les cultivars de mélèze. Les métaséquoias d'Amérique du Nord étant encore jeunes, ils n'ont peut-être pas encore atteint leur hauteur maximale.
Ces deux conifères tolèrent les sols marécageux, une caractéristique inhabituelle chez les résineux. Ils présentent également une forme pyramidale symétrique, un feuillage finement texturé et une tolérance modérée à la sécheresse. Ces qualités en font des arbres de choix comme spécimens isolés dans les jardins et les parcs.
Deux espèces bien distinctes
Le mélèze et le métaséquoia sont des gymnospermes dont les graines sont contenues dans des cônes. Cependant, le mélèze appartient à la famille des Pinacées (comme les pins), tandis que le métaséquoia fait partie de celle des Taxodiacées (comme le cyprès chauve). La structure de leurs cônes et de leurs aiguilles diffère sensiblement.
Leurs exigences climatiques divergent aussi : le mélèze supporte mal la chaleur et prospère dans les zones tempérées fraîches jusqu'aux régions subarctiques. À l'inverse, le métaséquoia affectionne les environnements chauds et humides ; il reste petit et chétif dans les régions où les étés sont frais.
Une histoire fascinante
On croyait le métaséquoia éteint jusqu'à la découverte de spécimens vivants en Chine en 1941. Des fossiles semblables datant de 25 millions d'années ont par ailleurs été mis au jour en Amérique du Nord. Les métaséquoias actuels du continent nord-américain descendent des graines issues des spécimens chinois. Génétiquement diversifiés, ils présentent des variations de forme et de feuillage.
Le mélèze, quant à lui, bénéficie d'une vaste aire de répartition couvrant les basses terres boréales et les hautes altitudes d'Amérique du Nord, d'Europe, de Russie et de Chine.
Conseils de plantation
Les deux arbres offrent un spectacle automnal remarquable : le feuillage du mélèze vire à un jaune éclatant, tandis que celui du métaséquoia prend une teinte ambrée. Leur envergure atteint 4,5 à 7,5 mètres à maturité.
Tous deux acceptent les sols lourds et humides ainsi que les terrains sujets aux inondations. Le mélèze convient aux zones de rusticité USDA 1 à 5, le métaséquoia aux zones 4 à 8. Ils préfèrent le plein soleil, même si le mélèze tolère une ombre légère. En milieu urbain, le mélèze résiste au sel de déneigement projeté sur les routes. Une fois bien établis, ces deux arbres demandent peu d'entretien.
Source : https://jardin.98905.com/landscaping-outdoor-building/landscaping-trees/1007093254.html
