Les constructeurs responsables mettent de côté la terre végétale dans un coin du terrain pendant les travaux, afin de pouvoir la redistribuer dans toute la cour une fois la maison achevée. Il arrive toutefois que certains l'évacuent complètement, laissant au propriétaire un sol stérile : le sous-sol dur et sans vie qui se trouve en dessous. Privées de nutriments et d'oxygène, les plantes ne peuvent y prospérer. Dans ce cas, deux options s'offrent à vous : amender le sol existant si possible, ou le remplacer.
Pourquoi la terre végétale est essentielle
La terre végétale constitue la première couche du sol. Elle est sombre, meuble et riche en matière organique. Une bonne terre végétale fournit aux plantes les nutriments dont elles ont besoin, retient bien l'humidité et laisse circuler librement l'oxygène.
Le sous-sol situé en dessous contient généralement plus d'argile, de sel ou de chaux. Il est souvent compact et difficile à travailler, même si certains sous-sols sont meilleurs que d'autres. Avant d'investir dans de la terre végétale coûteuse, creusez un peu de sous-sol et faites-le analyser par un laboratoire spécialisé ou un service de vulgarisation agricole. Si le sous-sol est relativement pauvre en sels et présente un pH compris entre 5,5 et 7,5, vous pourrez peut-être le récupérer en y incorporant de la chaux, du fumier, du compost et de la tourbe. N'hésitez pas à demander au laboratoire des recommandations précises sur les amendements et les quantités à utiliser.
Acheter de la terre végétale
Bien qu'elle soit vendue en sacs dans les jardineries et les magasins de bricolage, privilégiez l'achat en vrac auprès de fournisseurs de matériaux paysagers pour les grands projets. La terre en vrac est plus économique et peut être livrée directement chez vous en grande quantité.
Inspectez cependant la marchandise avant d'acheter : la terre végétale n'est soumise à aucune réglementation, et ce que l'on vous vend peut être du simple sous-sol. Recherchez une terre tamisée, exempte de cailloux, de débris ou de déchets. Au toucher, elle doit être meuble et douce, ni granuleuse ni collante. Si elle forme une boule lorsque vous la pressez, il s'agit probablement d'une terre argileuse, difficile à travailler et trop lourde pour assurer un bon drainage. À l'inverse, une terre d'apparence sableuse ne retient ni l'eau ni les nutriments.
Astuce : achetez d'abord une petite quantité et faites-la analyser. Le test mesurera le pH, le taux de sels et la présence éventuelle de métaux lourds, vous garantissant ainsi un produit de qualité.
Calculer la quantité nécessaire
Pour déterminer le volume de terre végétale à acheter, mesurez d'abord la longueur et la largeur de votre terrain, puis multipliez ces deux valeurs pour obtenir la superficie en mètres carrés. Décidez ensuite de l'épaisseur à ajouter : si votre sous-sol est correct, 10 cm de terre végétale peuvent suffire ; comptez 15 à 20 cm sur un sous-sol pauvre.
Multipliez la superficie par l'épaisseur souhaitée (convertie en mètres) pour obtenir le volume en mètres cubes. Par exemple, couvrir 50 m² sur 10 cm d'épaisseur nécessite 5 m³ de terre. À titre indicatif, 1 mètre cube de terre végétale couvre environ 12 m² sur une épaisseur de 8 cm.
Améliorer le sol après installation
La terre végétale achetée peut déjà contenir du compost et des amendements, mais vous devrez probablement en ajouter davantage. Étalez 5 à 7 cm de compost, de fumier ou de tourbe sur la surface, puis incorporez-les sur une profondeur d'environ 20 cm. Ces amendements améliorent le drainage, enrichissent le sol en nutriments et favorisent le développement de micro-organismes bénéfiques aux plantes.
Remplacer et améliorer la terre végétale demande du temps et un certain budget, mais cet investissement sera rentabilisé à long terme : les plantes cultivées dans un sol de qualité sont plus saines, plus vigoureuses et nécessitent moins d'eau et d'engrais que celles plantées dans un sol pauvre.
Source : https://jardin.98905.com/landscaping-outdoor-building/landscaping-basics/1007091370.html
