L'histoire de la souffleuse à neige débute en 1925 avec l'invention d'une machine rotative automotrice conçue pour déneiger les rues. Quant aux premières souffleuses à conducteur marchant, semblables à celles aujourd'hui courantes en Amérique du Nord, elles font leur apparition sur le marché dans les années 1950.
Une inspiration tirée d'une batteuse à grain
C'est en 1894, alors qu'il travaille sur une ferme laitière du Québec, que l'inventeur Arthur Sicard découvre pour la première fois une batteuse à grain. Cette machine capable de ramasser le grain au champ, de séparer les grains des tiges et des enveloppes, puis d'éjecter la paille, lui inspire une idée audacieuse : concevoir un appareil similaire capable de projeter la neige hors des rues et des trottoirs.
La première souffleuse à neige
Sicard construit en 1925 ce qui est considéré comme la toute première souffleuse à neige. Sa machine automotrice repose sur un châssis de camion à quatre roues motrices équipé d'un moteur, auquel s'ajoute un second moteur dédié au soufflage de la neige. L'engin peut projeter la neige à environ 27 mètres (90 pieds).
En 1927, Sicard vend sa première souffleuse à la municipalité d'Outremont, au Québec (aujourd'hui un arrondissement de Montréal). Sicard Industries devient par la suite un fabricant prospère de tracteurs déneigeurs. Aujourd'hui, l'entreprise constitue une division de SMI-Snowblast Inc., établie à Watertown, dans l'État de New York.
La première souffleuse poussée
En 1951, l'entreprise spécialisée dans l'entretien des pelouses Toro lance la première souffleuse domestique à pousser, suivie par Ariens en 1961 puis Simplicity en 1962. Ces premiers modèles étaient relativement compacts, dotés de moteurs de seulement trois à quatre chevaux.
Une évolution en deux grandes familles
Au fil des décennies, les souffleuses à neige se sont divisées en deux catégories principales :
Les souffleuses monostade : elles utilisent un rotor unique qui rassemble la neige et l'éjecte directement par la goulotte. Leur conception est proche de celle des premiers modèles commercialisés par Toro, Ariens et Simplicity.
Les souffleuses bistade : elles sont équipées d'une vis sans fin, semblable à une vrille, qui aspire la neige vers l'intérieur de la machine. Un rotor la saisit ensuite et la projette avec force. Grâce à ces deux organes mécaniques accomplissant des tâches distinctes, la souffleuse bistade peut traiter des charges bien plus lourdes que le modèle monostade.
La sécurité : un point de vigilance essentiel
Les souffleuses à neige peuvent provoquer de graves blessures aux mains. Lorsqu'une machine se bloque, l'utilisateur est parfois tenté de dégager la neige à la main. Or, les pièces peuvent se remettre brusquement en mouvement et happer ses doigts.
Joe Sakic, célèbre attaquant de la Ligue nationale de hockey, s'est ainsi fracturé les doigts en utilisant une souffleuse à neige en 2008. Il a toujours refusé de détailler les circonstances exactes de son accident.
Selon la Commission américaine de sécurité des produits de consommation (CPSC), les souffleuses causent chaque année environ 5 740 blessures nécessitant un passage aux urgences. La commission recense également 19 décès liés à ces machines depuis 1992.
Un héritage durable
D'un simple concept inspiré d'une batteuse à grain à des machines sophistiquées capables de déblayer d'importantes quantités de neige, la souffleuse à neige a parcouru un long chemin. Qu'elle soit monostade ou bistade, elle demeure néanmoins un appareil puissant qui exige prudence et strict respect des consignes de sécurité.
Source : https://jardin.98905.com/home-repair-maintenance/snow-removal/1007078032.html
