Les potagers ont besoin d'un apport régulier en nutriments pour compenser ceux consommés par les plantes et lessivés par les arrosages fréquents. Bien qu'il soit tentant de sortir les engrais chimiques pour donner un coup de pouce à votre jardin, il faut savoir que les plantes ne font aucune différence entre l'azote issu de sources synthétiques et l'azote naturel. Pour cultiver un potager vigoureux et productif, rien ne vaut le compost.
Utiliser le compost comme support nutritionnel
Le compost est de loin la meilleure solution pour nourrir votre jardin et améliorer la santé du sol. Il apporte non seulement les macronutriments essentiels, tels que l'azote, le potassium et la potasse, mais aussi les micronutriments comme le bore, le calcium et le manganèse, absents des engrais chimiques vendus dans le commerce. Pour obtenir un mélange équilibré, veillez à incorporer une grande variété de matières végétales et de fumures animales.
Utiliser le compost pour améliorer le sol
Le compost améliore la structure du sol et favorise le développement des micro-organismes, qui entretiennent cette structure et facilitent la circulation de l'eau et des nutriments vers les racines des plantes. Il augmente la capacité de rétention d'eau des sols sableux et améliore l'aération des sols argileux. Une couche d'environ 1,5 cm de compost étalée sur l'ensemble du potager au printemps nourrira le sol pendant toute la saison ; toutefois, un apport supplémentaire en cours de culture reste toujours une excellente idée. Le compost attire également les vers de terre, qui ameublissent le sol et enrichissent celui-ci grâce à leurs déjections très nutritives.
Les autres engrais organiques
Les engrais organiques tels que la farine d'os, la farine de sang ou le soufre agricole peuvent dépanner en cas de besoin, mais ils n'apportent pas au sol une source nutritionnelle complète et équilibrée. La farine de sang est particulièrement riche en azote : si vous décidez de l'utiliser, soyez prudent afin de ne pas brûler vos plantes avec un dosage excessif. Respectez toujours les instructions figurant sur l'emballage.
Réaliser son propre tas de compost
Fabriquer un tas de compost est très simple. Vous pouvez soit utiliser un bac à compost acheté dans le commerce, soit délimiter un espace d'environ 1,20 mètre sur 1,20 mètre avec une clôture pour contenir les matières. Ajoutez-y vos épluchures de fruits et légumes, du fumier (provenant exclusivement d'animaux herbivores), de la paille, des déchets végétaux, des coquilles d'œufs, du marc de café et du papier journal.
En revanche, évitez absolument les restes de viande ou de produits laitiers, l'huile de cuisson, le laurier-rose, l'eucalyptus, le papier coloré, le chiendent ainsi que les plantes malades. Il est également conseillé de ne pas utiliser de foin, qui contient beaucoup plus de graines que la paille, ni les grosses branches ligneuses d'arbres et d'arbustes, car elles mettent très longtemps à se décomposer.
Maintenez le tas humide, comme une éponge essorée, et retournez-le régulièrement. En environ un mois, vous disposerez d'un compost prêt à être incorporé dans votre potager.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/vegetable-garden/1007050495.html
