Les composantes biologiques d'un sol vont des bactéries microscopiques aux vers de terre et aux insectes. Ces organismes remplissent des fonctions vitales qui améliorent la fertilité du sol : ils décomposent la matière organique et libèrent des nutriments, tout en ameublissant et en aérant la terre, ce qui favorise une meilleure absorption et rétention de l'eau.
Un sol biologiquement actif présente généralement des niveaux d'azote plus élevés et des concentrations réduites de toxines, de sels, d'herbicides et de pesticides. Les organismes du sol produisent également des enzymes, des vitamines, des acides aminés et d'autres facteurs biologiques bénéfiques au développement des plantes.
Évaluer les conditions du sol
La première étape pour accroître l'activité biologique consiste à évaluer l'état existant du sol. La consistance du sol constitue le premier indicateur à observer : une terre compactée ou qui forme des mottes ou des croûtes signale un manque de matière organique, véritable carburant de l'activité biologique.
La couleur du sol est également révélatrice. Un sol brun foncé à noir est généralement riche biologiquement, tandis qu'une terre brun terne nécessite souvent des améliorations. Il convient aussi de noter toute activité biologique visible, comme la présence de vers de terre ou d'insectes bénéfiques.
Réduire les pratiques agricoles qui appauvrissent la matière organique
La matière organique nourrit les organismes du sol et déclenche les processus qui libèrent des nutriments dans la terre. Or, la plupart des activités agricoles épuisent cette ressource précieuse. Le travail du sol excessif perturbe son microenvironnement et accélère la décomposition de la matière organique.
La surexploitation, tout comme l'absence de rotation des cultures, laisse également le sol appauvri. L'usage abusif d'engrais chimiques, de pesticides et d'herbicides peut rendre le sol pratiquement dépourvu de vie biologique. L'utilisation de ces produits doit donc être soigneusement réfléchie et ciblée.
Favoriser les bactéries et les champignons
Les bactéries et les champignons représentent plus de 80 % de l'activité biologique se produisant dans le sol. Ces organismes exigent un sol présentant un bon équilibre chimique ainsi qu'un apport suffisant en matière organique.
Le paillage et l'ajout de compost protègent le sol contre la dégradation et augmentent sa teneur en composants organiques. La plantation d'un engrais vert (culture de couverture) pendant les périodes de jachère, dans le cadre de la rotation des cultures, permet de protéger le sol contre l'érosion, d'enrichir son contenu organique et d'aider à équilibrer ses composants chimiques.
Utiliser des engrais biologiques et des inoculants
Les engrais biologiques et les inoculants introduisent des microorganismes dans le sol, améliorant ainsi sa fertilité et la capacité des plantes à absorber les nutriments. Certains biofertilisants sont des bactéries bénéfiques qui stimulent les racines des plantes à absorber l'azote, favorisant leur croissance. D'autres accélèrent la décomposition des résidus de culture, augmentant les nutriments disponibles pour les végétaux.
Certains inoculants fongiques aident quant à eux les plantes à absorber l'eau et divers nutriments du sol. La plupart des microorganismes nécessitent un approvisionnement adéquat en matière organique comme source de nourriture. Lors de l'inoculation du sol, il est donc essentiel d'ajouter régulièrement du compost afin de maintenir des populations saines de microorganismes.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/vegetable-garden/1007050120.html
