La qualité et la fertilité du sol constituent sans doute le facteur le plus déterminant pour savoir si une plante s'épanouira ou peinera à se développer. Ce sont les différences de concentration des substances organiques et synthétiques — appelées collectivement « constituants du sol » — qui déterminent en grande partie les variations de fertilité. Comprendre ces constituants majeurs et leur influence sur les plantes offre donc des avantages considérables pour tout jardinier, débutant comme expérimenté.
La matière minérale
La matière minérale représente près de la moitié du volume total du sol. Elle est principalement composée de roches et de particules rocheuses fragmentées au fil du temps par le vent, l'eau, l'érosion, la décomposition naturelle et d'autres forces environnementales. Le quartz, le mica et le calcaire figurent parmi les matières minérales les plus courantes dans les sols.
Si certaines particules minérales se trouvent juste sous la couche superficielle, la majorité d'entre elles provient de la couche dite de la « roche-mère » : c'est l'altération progressive de cette roche qui donne naissance aux couches de sol situées au-dessus.
L'air
Dans un échantillon de sol typique, l'air représente généralement environ un quart du volume total. Si vous avez déjà acheté une plante ou des graines en pépinière, vous avez probablement remarqué les recommandations concernant un sol « bien drainé » ou « moins bien drainé ». Le drainage dépend surtout de l'humidité du sol, mais c'est la quantité d'air présente qui détermine la qualité de ce drainage.
L'importance de l'air dans le sol est d'ailleurs soulignée par les conseils de jardinage courants qui recommandent d'« aérer » le sol d'une pelouse ou d'un potager, notamment par binage ou par labour. Cette opération favorise la respiration des racines et l'activité des organismes bénéfiques présents dans le sol.
L'eau
L'eau constitue également environ un quart du volume d'un sol de bonne qualité. Elle est évidemment essentielle à la croissance des plantes : les racines absorbent l'eau du sol et la distribuent dans tout le système vasculaire de la plante afin de soutenir la nouvelle croissance et de maintenir en bonne santé les parties existantes.
Cependant, l'équilibre est primordial. Un sol trop gorgé d'eau expose la plante aux maladies fongiques et bactériennes dues au manque d'oxygène, tandis qu'un sol trop sec empêche la plante d'alimenter suffisamment ses parties aériennes, entraînant flétrissement et ralentissement de la croissance.
La matière organique
La matière organique ne représente généralement qu'environ 5 % du volume du sol, mais son importance ne saurait être surestimée. Les végétaux et animaux en décomposition, ainsi que l'immense quantité de champignons et de bactéries naturellement présents dans le sol, composent cette fraction vitale.
Son rôle est si crucial pour la croissance des plantes que les cultivateurs doivent souvent en apporter régulièrement sous forme de compost, de tourbe, de fumier animal, de farine de poisson ou d'autres amendements organiques afin d'améliorer durablement la structure et la fertilité du sol.
En résumé
Un sol équilibré repose sur quatre piliers complémentaires : la matière minérale qui forme sa structure, l'air et l'eau qui assurent la respiration racinaire et l'hydratation, et la matière organique qui nourrit la vie microbienne et enrichit la fertilité. En surveillant et en améliorant chacun de ces constituants, vous offrez à vos plantes les meilleures conditions possibles pour prospérer tout au long de la saison.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/soil/1007049626.html
