Le soufre circule naturellement tout au long de la chaîne alimentaire. Les plantes l'absorbent depuis le sol et l'utilisent pour synthétiser leurs protéines et leur chlorophylle. Les animaux herbivores et omnivores consomment ces végétaux et ingèrent ainsi du soufre. À leur tour, les carnivores en reçoivent une dose en mangeant les animaux qui se nourrissent de plantes riches en soufre. Cet élément intervient notamment dans la production d'acides aminés et de protéines. Toutefois, même un minéral indispensable peut devenir nocif lorsqu'il est présent en trop grande quantité.
Le soufre dans la nutrition des plantes
Bien que le soufre ne fasse pas partie des trois macronutriments principaux des végétaux (azote, phosphore et potassium), il demeure un nutriment essentiel à la croissance de plantes saines. Il favorise le développement de certaines enzymes et vitamines, ainsi que la production de protéines et de chlorophylle, indispensable à la photosynthèse. Il contribue également à obtenir des plantes vigoureuses, dotées de racines solides et d'une production de graines abondante. Enfin, le soufre renforce la résistance des plantes au froid.
Le soufre dans la nutrition animale
Le soufre étant un composant de la vitamine A et de plusieurs acides aminés essentiels, il constitue aussi un minéral important dans l'alimentation animale. La vitamine A joue un rôle clé dans la santé des yeux, de la peau et des os. Quant aux acides aminés riches en soufre, ils favorisent la production des protéines qui composent la laine et le pelage. Le soufre se lie par ailleurs à de nombreux métaux lourds ou toxiques présents dans l'organisme et aide à réduire leur concentration, limitant ainsi leurs effets néfastes.
L'excès de soufre dans l'environnement
Le soufre est naturellement présent dans l'environnement : il provient des eaux de pluie ou de la décomposition du fumier animal et des déchets verts comme les tontes de gazon. Cependant, certaines pratiques agricoles épuisent le sol en soufre plus vite qu'il ne peut être remplacé naturellement, ce qui justifie l'apport d'engrais soufrés. Le soufre entre également dans la composition d'insecticides, de fongicides et de rodenticides. Les animaux peuvent donc être exposés directement à des niveaux élevés de soufre lors de l'application de ces produits, ou indirectement en consommant les plantes traitées. De plus, les distilleries utilisent de l'acide sulfurique pendant la fermentation, et les grains fermentés, désormais plus riches en soufre, servent souvent à nourrir le bétail.
Les effets négatifs
Un apport supplémentaire de soufre dans le sol peut améliorer les rendements des cultures, la production de graines et la santé globale des plantes. Chez les animaux, en revanche, une augmentation du taux de soufre peut avoir des conséquences négatives. Grant Crawford, de l'équipe bovine de l'université du Minnesota, a conclu qu'une concentration élevée de soufre entraînait une prise de poids insuffisante chez les bovins. Par ailleurs, chez les ruminants, le soufre est converti en sulfure d'hydrogène. Lorsque l'animal rote ce gaz, il en inhale une partie dans ses poumons, ce qui affecte le système nerveux central et peut provoquer des crises, des convulsions, voire la mort. Enfin, selon un rapport de 2005 du National Research Council, des niveaux élevés de soufre dans l'alimentation animale peuvent entraîner des carences en cuivre et en sélénium.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/soil/1007049426.html
