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Engrais inorganiques : durée d'utilisation recommandée et conséquences environnementales

Les recommandations concernant l'utilisation des engrais inorganiques préconisent de nourrir les plantes tous les sept à quatorze jours, et ce pendant toute la durée de la saison de croissance. Les engrais inorganiques de synthèse sont fabriqués à partir de nitrate d'ammonium, une substance également employée dans la production d'explosifs. Des composés chimiques de potassium et de phosphore y sont ajoutés en proportions variables, indiquées sur l'étiquette N-P-K.

Une utilisation qui s'est intensifiée au fil du temps

L'utilisation des engrais inorganiques s'est développée rapidement au milieu du XXe siècle, en réponse à la pauvreté mondiale et à la diminution des réserves alimentaires. L'azote qu'ils contiennent stimule rapidement la croissance des plantes, permettant ainsi d'accroître considérablement la production alimentaire. Cependant, les conséquences négatives de cette pratique n'ont été identifiées que dans les années 1980. C'est à partir de cette période que l'Union européenne a commencé à restreindre, par voie réglementaire, l'usage excessif des stimulants végétaux de synthèse dans ses États membres, en raison des problèmes de pollution qu'ils engendrent.

L'accumulation d'azote : une menace mondiale

Selon le World Resources Institute, l'excès d'azote libéré par l'utilisation mondiale des engrais inorganiques constitue la première cause de pollution à l'échelle planétaire. L'emploi prolongé des engrais de synthèse a accru la concentration d'oxyde nitreux dans l'atmosphère, un puissant gaz à effet de serre. Par ailleurs, le ruissellement des engrais azotés vers les cours d'eau et les océans provoque la prolifération d'algues, phénomène connu sous le nom d'eutrophisation. Enfin, l'excès d'azote dans le sol entraîne une acidification accrue et un épuisement progressif des terres.

L'impact sur la fertilité du sol

L'acidité et l'alcalinité du sol se mesurent grâce au niveau de pH. Les plantes poussent et prospèrent idéalement lorsque le pH se situe entre 6,0 et 7,0. Or, l'utilisation prolongée d'engrais inorganiques abaisse le pH, ce qui correspond à une acidité croissante. Dans ces conditions, les micro-organismes bénéfiques présents dans le sol ne peuvent pas survivre. Or, leur destruction prive la terre de sa capacité naturelle à soutenir la vie végétale. À titre de comparaison, un sol sain renferme plus de 4 milliards de micro-organismes par simple cuillère à café.

Des solutions durables existent

Face à ces constats, les États-Unis et l'Union européenne ont considérablement réduit leur recours aux engrais inorganiques, tandis que la Chine avait, quant à elle, augmenté son utilisation de 271 % en 2005. L'agriculture biologique offre une alternative crédible : elle repose sur des engrais issus exclusivement de sources naturelles, sans danger même après une utilisation prolongée. Aujourd'hui, environ 37 millions d'hectares — soit plus de 90 millions d'acres — sont cultivés selon des méthodes biologiques à travers le monde.


Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/soil/1007049215.html
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