Un sol fertile se forme de la même manière que les autres sols : la roche mère s'altère progressivement sous l'effet des éléments. Cette altération produit de fines particules qui constituent la base du sol. Celles-ci se mélangent ensuite à la matière organique et sont humidifiées par la pluie, la neige ou la glace. La matière organique apporte au sol en formation du volume et des nutriments essentiels. À mesure que davantage de particules se décomposent, la couche de sol s'épaissit et devient progressivement capable de soutenir la vie.
Le cycle de vie du sol
Un sol fertile est un sol capable d'entretenir la vie. Les sols jeunes sont souvent incapables de soutenir une quelconque forme de vie, car ils manquent de nutriments et de matière organique. Ils peuvent également être très poreux, ce qui signifie que l'eau et les nutriments s'y drainent trop rapidement pour être utiles aux plantes en développement.
À l'inverse, les sols anciens peuvent eux aussi être infertiles : leurs particules, altérées et réduites, favorisent la compaction du sol. Les sols fertiles se situent généralement au milieu de leur cycle de vie. Ils contiennent des quantités adéquates de matière organique et peuvent soutenir à la fois la vie végétale et animale.
Le compost
Les jardiniers peuvent accélérer le processus de fertilité et reconstituer la fertilité du sol grâce à une gestion appropriée de celui-ci. L'incorporation de compost dans la couche arable constitue une méthode économique et efficace. Conservez vos restes de cuisine ainsi que les débris de jardin exempts de maladies pour alimenter votre tas de compost. Les déchets de cuisine doivent être d'origine végétale et dépourvus d'huiles et de graisses. Retournez votre tas de compost au moins une fois toutes les deux semaines. Lorsque la matière organique commence à se décomposer, elle dégage une odeur douce et terreuse caractéristique.
Cette matière est essentielle à la santé et à la fertilité du sol : elle aide celui-ci à retenir l'eau et les nutriments, tout en offrant un espace vital aux micro-organismes. Ces microbes décomposent la matière en nutriments faciles à assimiler, directement accessibles aux plantes. Des apports annuels de compost fournissent continuellement du volume, certains nutriments et stimulent la croissance microbienne.
Le fumier
Le fumier est un déchet animal riche en azote. Une fois composté, il permet de reconstituer les sols appauvris en cet élément. En revanche, ajouté frais dans le sol, il risque d'endommager sa structure ainsi que les racines des jeunes plantes, en raison de sa forte concentration en azote.
Le fumier représente un moyen naturel de régénérer le sol, mais ses résultats peuvent être irréguliers. La teneur en azote varie selon les animaux, et des nutriments se perdent durant le processus de maturation. C'est pourquoi certains cultivateurs préfèrent recourir aux engrais industriels pour maintenir la fertilité de leur sol.
Les engrais commerciaux
Un sol fertile contient de l'azote, du phosphore et du potassium — trois éléments indispensables à la vie végétale. D'autres éléments, comme le soufre, le magnésium, le fer et le cuivre, sont également nécessaires, mais en moindres quantités.
Les engrais commerciaux sont vendus selon leur teneur en nutriments. Un engrais 15-15-15 contient ainsi 15 % d'azote, 15 % de phosphore et 15 % de potassium. Ces chiffres prennent tout leur sens lorsqu'ils sont interprétés conjointement avec les résultats d'une analyse de sol. Celles-ci sont disponibles auprès des services agricoles locaux ou de sociétés privées. Elles déterminent la quantité de nutriments présente dans le sol, puis des formules d'engrais adaptées sont recommandées aux cultivateurs, qui peuvent ainsi choisir le meilleur produit pour leurs conditions de culture.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/soil/1007006569.html
