Comme son nom l'indique, la mouche mexicaine des fruits (Anastrepha ludens) est originaire du Mexique, mais elle a progressivement gagné le sud des États-Unis, notamment le Texas et la Californie. Dotée d'un corps fin et allongé de couleur jaune-brun, elle mesure entre 7 et 11 millimètres de long.
Grande amatrice d'agrumes et de mangues, cette mouche est particulièrement difficile à combattre : les femelles pondent leurs œufs à l'intérieur même des fruits, ce qui permet aux larves de boucler leur cycle de vie en toute sécurité. Ces insectes se fondent en outre aisément dans leur environnement, se confondant avec la teinte des fruits dont ils se nourrissent. Heureusement, plusieurs méthodes de lutte biologique permettent d'en venir à bout.
Les parasitoïdes
Les parasitoïdes sont des insectes parasites qui s'attaquent à d'autres insectes. La liste de ceux utilisés contre la mouche mexicaine est longue : le ministère américain de l'Agriculture (USDA) cite notamment Opius cereus, Bracanastrepha anastrephae, Ganaspis carvalhoi et Aceratoneuromyia indica.
La plupart de ces parasitoïdes attaquent la mouche au stade larvaire ou pupal. Des chercheurs de l'Université de Californie à Riverside indiquent que certaines espèces employées contre la mouche méditerranéenne des fruits donnent également des résultats prometteurs sur la mouche mexicaine. Leur principal inconvénient : ces parasitoïdes sont difficiles à élever et leur disponibilité sur le marché reste limitée.
Les prédateurs
L'USDA recense plusieurs prédateurs naturels de la mouche mexicaine, parmi lesquels Homaeotarsus (un staphylin) et Belomicris rufipennis, ainsi que l'acarien Acari. La souris à pattes blanches et la souris sylvestre figurent également sur la liste des animaux qui dévorent les pupes de cet insecte.
La revue scientifique « Psyche : A Journal of Entomology » rapporte par ailleurs que les fourmis constituent une arme redoutable en terrain sec. Dans une étude, elles ont éliminé 93 % des larves en seulement dix minutes. Si vous décidez d'introduire des prédateurs dans votre jardin ou votre verger, veillez toutefois à ce qu'ils ne deviennent pas eux-mêmes des nuisibles.
Les agents pathogènes
Les bactéries et les champignons se révèlent également efficaces. L'USDA cite Bacillus thuringiensis comme bactérie de référence contre la mouche mexicaine. Cette bactérie gram-positive, qui forme des spores, libère une exotoxine mortelle pour l'insecte. Elle peut être administrée aussi bien aux larves qu'aux adultes.
Côté champignons, Beauveria bassiana et Metarhizium anisopliae offrent des résultats concluants. N'hésitez pas à consulter votre service de vulgarisation agricole local afin d'identifier les meilleures sources pour ces différents moyens de lutte biologique.
Alternatives naturelles
D'autres méthodes naturelles existent pour lutter contre la mouche mexicaine. Gardez à l'esprit que ces mouches sont attirées par les déchets, en particulier les fruits pourris ou trop mûrs. Bien fermer les couvercles des poubelles et réfrigérer les fruits mûrs contribue ainsi à prévenir les infestations à la maison.
L'expert en jardinage Andrew Lopez recommande de mélanger une cuillère à soupe de savon naturel et une cuillère à soupe de sauce au tabac dans un gallon (environ 3,8 litres) d'eau, puis de pulvériser ce mélange sur les zones où les mouches déposent leurs œufs. Il préconise également d'ajouter de la terre de diatomée dans la nourriture des chats, des chiens et des chevaux.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/pests-weeds-problems/1007048446.html
