Le laurier-sauce (Laurus nobilis) est depuis longtemps une plante prisée pour la cuisine, les usages médicinaux et l'artisanat. Ses feuilles vertes, coriaces et parfumées, sont aussi décoratives qu'utiles. Contrairement à la plupart des aromatiques du jardin, qui sont des plantes herbacées, le laurier est un véritable arbre à feuillage persistant. Originaire du bassin méditerranéen, il se plaît particulièrement dans les zones de rusticité USDA 8 à 11, où les hivers sont doux. Bonne nouvelle : il est tout à fait possible de le cultiver en pot dans les régions plus froides.
Bien démarrer
Acheter un jeune plant
Procurez-vous un jeune laurier chez un pépiniériste plutôt que de le semer ou de le bouturer : ces méthodes affichent un faible taux de réussite et demandent jusqu'à deux ans avant que la plante ne soit suffisamment établie pour permettre une première récolte de feuilles. Vérifiez bien que l'étiquette mentionne Laurus nobilis : plusieurs plantes portent le nom commun de « laurier », mais leur saveur diffère et certaines ne sont pas comestibles.
Choisir le bon sol
Le laurier n'est pas exigeant sur la nature du sol, pourvu qu'il soit bien drainé. Il tolère une large gamme de pH, allant de 4,5 à 8,3. Il préfère toutefois un substrat plutôt sableux : lors de la plantation d'un jeune sujet, mélangez trois parts de terreau à base de terre avec une part de sable.
Exposition et climat
Si vous habitez en zone USDA 7b à 11, vous pouvez planter votre laurier en pleine terre, au soleil ou à mi-ombre. Plus au nord, la meilleure option consiste à le cultiver en contenant et à le rentrer à l'intérieur dès que les températures descendent sous les -4 °C. Il supporte une légère gelée pendant une courte période, mais souffre en extérieur lors des hivers longs et rigoureux. En saison froide, il se contentera très bien d'un rebord de fenêtre ensoleillé ou d'un éclairage horticole fluorescent.
Entretien courant
Arrosage
Arrosez abondamment, mais laissez le substrat presque sécher entre deux apports d'eau. Ne laissez jamais les racines baigner dans l'humidité de façon prolongée, au risque de voir apparaître la pourriture des racines. Le laurier tolère assez bien la sécheresse, mais évitez néanmoins de laisser le substrat se dessécher complètement.
Fertilisation
Le laurier n'est pas gourmand : fertilisez avec modération. En pleine terre, vous pouvez appliquer une émulsion de poisson au printemps et à l'automne. En pot, un engrais liquide tous les trois ou quatre mois suffit ; si vous rentrez la plante pour l'hiver, supprimez simplement l'apport d'automne.
Rempotage
Le laurier possède des racines peu profondes et peut rester dans un pot d'environ 30 cm de diamètre jusqu'à atteindre près d'un mètre de haut. Rempotez au printemps ou à l'automne dans un contenant légèrement plus grand : vous n'aurez plus à y penser pendant plusieurs années.
Taille
Taillez votre laurier pour maîtriser son développement, surtout s'il est cultivé en pot. Laissé libre, il peut dépasser 9 mètres de haut, mais sa croissance est extrêmement lente. Une taille annuelle, associée à des récoltes régulières, permet de conserver un arbuste compact aussi longtemps que nécessaire.
Du début au milieu du printemps, rabattez l'arbre aussi sévèrement que nécessaire pour contenir son envergure. De nouvelles pousses apparaîtront pendant toute la saison de croissance ; le reste de l'année, une taille légère par des coupes fréquentes suffira — d'autant que chaque récolte de feuilles participe elle-même à l'entretien de la plante.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/herb-garden/1007043474.html
