Deux conifères étroitement liés
Les pruches sont des conifères appartenant au genre Tsuga, dont quatre espèces sont indigènes en Amérique du Nord. La pruche du Canada (Tsuga canadensis) est rustique dans les zones 3 à 7 de l'USDA, la pruche de l'Ouest (Tsuga heterophylla) dans les zones 5 à 7, la pruche de montagne (Tsuga mertensiana) dans les zones 5 à 8 et la pruche de Caroline (Tsuga caroliniana) dans les zones 6 et 7.
Le sapin de Douglas (Pseudotsuga menziesii), un conifère rustique dans les zones 4 à 6 de l'USDA, n'est pas un vrai sapin : il appartient au genre Pseudotsuga, ainsi nommé en raison de la ressemblance de ses membres avec les pruches. Malgré cette parenté visuelle, les cônes des deux arbres présentent des différences remarquables.
Les cônes des conifères
Les conifères sont des gymnospermes, une classification botanique regroupant tous les arbres produisant des cônes. Contrairement aux angiospermes, qui protègent leurs graines dans des fruits issus de fleurs, les gymnospermes les produisent dans des structures formées de feuilles spécialisées appelées bractées. Chez de nombreux conifères, ces bractées se dessèchent et durcissent en mûrissant pour donner naissance aux cônes caractéristiques que l'on associe généralement à cette famille d'arbres. Les représentants de la famille des Pinacées — à laquelle appartiennent aussi bien la pruche que le sapin de Douglas — possèdent des cônes qui s'ouvrent à maturité, libérant ainsi les graines qu'ils renferment.
Une différence de taille flagrante
Les cônes de toutes les espèces de pruches figurent parmi les plus petits de la famille des Pinacées. Ceux de la pruche du Canada sont les plus minuscules de tous, mesurant seulement 1,5 à 2 cm de longueur. À titre de comparaison, les cônes femelles du sapin de Douglas, producteurs de graines, atteignent 5 à 10 cm ; ses cônes mâles sont quant à eux nettement plus petits.
Bractées et coloration
Les petits cônes des pruches évoquent des dés à coudre, garnis de bractées festonnées qui se chevauchent et passent du jaune-vert au brun en mûrissant. Ces bractées durcissent et deviennent ligneuses en séchant, puis s'ouvrent. Les cônes du sapin de Douglas affichent, pour leur part, une teinte violacée ou vert rougeâtre durant leur jeunesse, avant de virer au brun et de se lignifier à maturité. Leurs écailles ligneuses, au bord extérieur lisse, sont surmontées de bractées très particulières à trois pointes qui dépassent entre les rangées d'écailles. C'est ce trait unique qui permet de reconnaître instantanément les cônes du sapin de Douglas parmi tous les autres cônes de conifères.
Persistance sur l'arbre
Les cônes du sapin de Douglas mûrissent en une seule saison, puis tombent de l'arbre avec les graines encore enfermées à l'intérieur. Les cônes des pruches suivent un tout autre calendrier : ils atteignent leur taille définitive dès la fin de l'été, mais ne s'ouvrent pleinement qu'à l'automne avancé. Les graines se dispersent alors pendant que les cônes demeurent sur l'arbre, souvent jusqu'au cœur de l'hiver. Il n'est d'ailleurs pas rare que ces cônes persistent plus d'un an après le début de leur développement.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/trees/1007113906.html
