Les vendeurs de supports pour tomates et les jardiniers adeptes de la culture à l'envers vantent le système de jardinière suspendue comme étant moins sensible aux maladies et aux ravageurs. Si ce système présente effectivement des avantages évidents qui réduisent l'exposition aux parasites, il n'élimine pas totalement les risques. Pour maintenir une production de fruits saine, les jardiniers doivent apporter un certain niveau de protection contre les insectes à leurs jardinières suspendues.
Les avantages du système suspendu
L'un des principaux atouts de la jardinière suspendue réside dans le fait que la plante se trouve en hauteur, hors du sol, dans une terre neuve. La terre du jardin peut en effet être infestée d'insectes et de maladies telluriques. Avec les plants suspendus au-dessus du sol, ces ravageurs ont beaucoup plus de difficulté à atteindre les tiges. Vous démarrez donc la saison avec des plants exempts de maladies. En ajoutant un programme d'entretien adapté contre les nuisibles, vos tomates suspendues prospéreront sans difficulté. La hauteur des plants facilite également le travail du jardinier : repérer les insectes, pulvériser ou traiter devient bien plus simple.
D'où viennent les ravageurs ?
La façon la plus courante d'introduire des parasites est de les ramener chez soi depuis la pépinière ou le magasin où vous avez acheté vos plants. Beaucoup d'entre eux sont cultivés dans des serres protégées ou exposés à l'intérieur des magasins de bricolage et des grandes surfaces, ce qui favorise l'installation des nuisibles. Inspectez soigneusement les plants avant l'achat afin de détecter tout signe d'infestation et privilégiez toujours des sujets sains.
Le jardinier doit également se méfier des ravageurs aériens, comme les spores de champignons et les insectes volants. Le poteau de soutien constitue quant à lui la seule voie d'accès pour les insectes rampants, et peu d'entre eux réussissent l'ascension. Mais ne sous-estimez jamais la persévérance d'une chenille déterminée !
La prévention manuelle
Rester vigilant face aux pucerons, chenilles et autres nuisibles constitue la première ligne de défense. Heureusement, les plants suspendus sont faciles d'accès : plus besoin de vous courber le dos ni de solliciter vos genoux. Suspendez vos plants à au moins 60 à 90 cm les uns des autres afin d'éviter la propagation du mildiou entre eux. Pulvérisez régulièrement une solution de thé de compost et assurez une bonne ventilation autour des plants : pucerons et mildieux auront ainsi plus de mal à se développer. Une bonne circulation de l'air maintient également le feuillage au sec, ce qui limite l'apparition des maladies fongiques. Enfin, installez un piège chromatique jaune près de vos tomates pour capturer les insectes volants et réduire considérablement leur population.
Le traitement manuel
Une fois les ravageurs identifiés, retirez-les à la main lorsque cela est possible, ou vaporisez chaque jour un jet d'eau puissant sur les plants pendant trois jours consécutifs pour les déloger. Un petit aspirateur à main peut aussi s'avérer très utile pour éliminer les insectes trop petits pour être cueillis à la main, ou ceux qui se réfugient dans les moindres recoins à l'abri du jet d'eau.
Le traitement chimique
Identifier précisément le ravageur permet d'adapter votre stratégie de traitement à ce qui sera le plus efficace contre cet insecte ou cette maladie spécifique. Voici les principales options disponibles :
- Le savon insecticide : riche en potassium, il dissout la couche cireuse protectrice de l'insecte. Utilisé conformément aux instructions, il perturbe les membranes cellulaires, tue l'insecte et laisse un résidu qui continue d'agir contre d'autres nuisibles et micro-organismes.
- Les huiles horticoles : d'origine végétale ou minérale, comme l'huile de neem, elles se diluent dans l'eau pour former des pulvérisations qui asphyxient, affament ou freinent la croissance des insectes.
- L'avermectine : issue de micro-organismes présents dans le sol, elle aide efficacement à contrôler les petits ravageurs tels que les tétranyques.
Reconnaître les principaux ravageurs
Les pucerons : mesurant environ 3 mm de long, ils possèdent un corps mou de couleur verte, rouge, brune ou noire. Ils se fixent sur les feuilles et les tiges grâce à une substance collante tout en aspirant la sève de la plante.
Les tétranyques : quasi invisibles à l'œil nu, ils se logent sur la face inférieure des feuilles et restent difficiles à observer sans une loupe. Ils percent de minuscules trous blancs dans le feuillage pour aspirer la sève. Soyez attentif aux fines toiles tendues entre les différentes parties de la plante : les feuilles atteintes changent de couleur puis tombent prématurément.
Les aleurodes : ces minuscules insectes blancs laissent un miellat collant sur les feuilles, à l'image des pucerons, mais disposé en fines traînées spiralées sur la surface des feuilles, des tiges et des fruits.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/specialty-gardens/1007113582.html
