Qu'est-ce que la pollinisation ?
La pollinisation est le mécanisme par lequel le pollen est transféré de l'anthère d'une plante vers son stigmate, autrement dit d'une partie mâle de la fleur vers une partie femelle. Une fois déposé sur le stigmate, le pollen féconde la partie femelle de la fleur, laquelle peut alors produire un fruit. Le transport du pollen s'effectue grâce au vent, à la gravité ou à des pollinisateurs tels que les insectes et certains animaux.
L'autopollinisation : de quoi s'agit-il ?
Les plantes autopollinisées sont également qualifiées d'« autofertiles ». Cela signifie qu'elles n'ont pas besoin du pollen d'une autre plante, ni même d'un plant de la même variété, pour fructifier. Ces plantes produisent du pollen sur leurs anthères, et celui-ci est transféré soit vers le stigmate de la même fleur, soit vers le stigmate d'une autre fleur située sur le même plant.
La structure particulière des fleurs autopollinisantes
La plupart des plantes autopollinisantes présentent une architecture florale qui favorise ce mode de reproduction. Certaines fleurs ne s'ouvrent jamais : le pollen provenant d'autres fleurs ne peut donc jamais atteindre leur stigmate. D'autres ne s'épanouissent qu'après avoir été fécondées. D'autres encore enfouissent le stigmate profondément à l'intérieur de la fleur ou l'enserrent étroitement entre les anthères, ce qui rend très improbable l'accès d'un pollen étranger. Comme ces fleurs dépendent peu des insectes pollinisateurs, elles sont généralement plus petites et moins spectaculaires que les autres.
Les conséquences de l'autopollinisation
L'autopollinisation produit une descendance plus uniforme. Puisque l'intégralité du matériel génétique provient d'un seul parent, les hybrides indésirables sont moins fréquents. Cette faible diversité génétique rend toutefois l'espèce, dans son ensemble, moins résiliente et moins apte à s'adapter aux variations de son environnement. Par ailleurs, les plantes autopollinisantes n'ayant pas besoin d'attirer les pollinisateurs, elles économisent leurs ressources et peuvent les consacrer davantage à la reproduction.
Les principales plantes autofertiles
Parmi les légumes autopollinisés figurent les haricots, la laitue, l'endive, les petits pois et les tomates. Du côté des céréales, on compte le blé, le riz, l'orge et l'avoine. La plupart des pêchers, griottiers (cerisiers acides), fraisiers, vignes, framboisiers et mûriers sont également autofertiles. Certaines variétés de pommiers et de poiriers s'autopollinisent, mais assez imparfaitement : associées à une autre variété compatible qui assure une partie de la pollinisation, elles donnent davantage de fruits, et de meilleure qualité.
En résumé
L'autopollinisation est une stratégie reproductive efficace : elle garantit la production de fruits même en l'absence de pollinisateurs ou de plants voisins compatibles. Bien qu'elle limite la diversité génétique, elle offre une fiabilité précieuse, aussi bien au potager qu'au verger.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/plant-basics/1007026716.html
