Le rosier, une star incontestée du jardin
Plante vivace robuste appartenant à la famille des Rosacées et au genre Rosa, le rosier se décline aujourd'hui en plus de 15 000 espèces, variétés et hybrides cultivés aux quatre coins du monde. Son prestige est tel qu'en 1986, le président Ronald Reagan a signé une loi faisant de la rose la fleur nationale des États-Unis.
Pour prospérer, cet arbuste exige un entretien régulier : taille, paillage, arrosages suivis... Mais bonne nouvelle : lorsqu'un rosier est en bonne santé et bénéficie de soins appropriés, il peut être transplanté à n'importe quel moment de l'année. Voici les étapes essentielles pour réussir son déplacement.
Étape 1 : taillez avant la transplantation
Avant de déplacer votre rosier, procédez à une taille d'allègement : supprimez les branches mortes, les pousses disgracieuses et les feuilles desséchées. Munissez-vous d'un sécateur propre et parfaitement affûté pour pratiquer des coupes nettes et obliques, qui cicatrisent plus vite. Portez de longs gants de protection en cuir afin d'éviter les griffures causées par les épines.
Idéalement, taillez deux à trois semaines avant la transplantation : l'arbuste disposera ainsi du temps nécessaire pour cicatriser ses plaies avant le grand déménagement.
Étape 2 : hydratez généreusement
Les rosiers ont besoin de beaucoup d'eau pour survivre au choc de la transplantation. Aussi minutieux soyez-vous, quelques racines seront inévitablement endommagées lors de l'opération. Or, des racines blessées absorbent l'eau moins efficacement que des racines intactes. Veillez donc à ce que la plante soit parfaitement hydratée avant de la déterrer : en pleine croissance, elle nécessite environ 2,5 à 5 cm d'eau par semaine.
Arrosez abondamment la veille du déplacement afin que le sol soit bien humidifié, sans toutefois être détrempé ni boueux.
Étape 3 : déterrez une motte aussi grande que possible
Lorsque vous extrayez un rosier de son emplacement d'origine, prélevez la plus grosse motte de terre possible. Plus vous limiterez les dégâts racinaires et plus vous transporterez de terre provenant de l'ancien site, plus facilement votre rosier s'adaptera à son nouveau cadre de vie.
Étape 4 : agissez avec rapidité
Creusez le trou de plantation à l'avance, avant même de déterrer la plante. Pour réduire au minimum le choc subi par le rosier, celui-ci doit passer le moins de temps possible hors du sol.
Imbibez généreusement le nouvel emplacement d'eau avant d'y installer la motte. Ajoutez ensuite de l'eau entre chaque apport de terre afin d'éviter la formation de poches d'air autour des racines, néfastes à leur bon développement.
Dernier conseil : privilégiez la fin d'après-midi pour effectuer la transplantation. Ainsi, le rosier disposera de toute la nuit pour s'acclimater à son nouvel environnement avant d'affronter le soleil brûlant de l'été.
En résumé
Taille préalable, hydratation soignée, motte volumineuse et exécution rapide : telles sont les quatre clés d'une transplantation réussie. Après le déplacement, maintenez un arrosage régulier et offrez à votre rosier une application mensuelle d'émulsion de poisson diluée pour stimuler sa reprise. Patience : bien accompagné, votre rosier refleurira plus beau que jamais dans son nouvel emplacement.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-roses/1007132801.html
