# Home & Garden >> Maison & Jardin >  >> Plants, Flowers & Herbs >> Culture des Roses

Champignons du sol et maladies des rosiers : identifier, prévenir et traiter

Le rosier est sans doute l'une des plantes ornementales les plus prisées des jardiniers amateurs. Cependant, selon le service de vulgarisation coopérative de l'université d'État de Caroline du Nord, « une mauvaise gestion des maladies est l'une des causes les plus fréquentes d'échec dans la culture des rosiers ». Le jardinier avisé doit donc connaître les principales maladies fongiques susceptibles d'affecter ses rosiers afin de mieux les protéger contre les effets néfastes des champignons présents dans le sol.

La tache noire

La tache noire figure parmi les maladies fongiques les plus courantes qui posent problème aux cultivateurs de roses. Provoquée par le champignon Diplocarpon rosae, elle se manifeste d'abord par les fameuses taches noires caractéristiques qui apparaissent sur le feuillage. Ces taches sont entourées d'un halo jaunâtre, et les feuilles infectées finissent par se flétrir puis tomber prématurément.

Pour lutter contre la tache noire, appliquez un fongicide à base de captane, de chlorothalonil, de mancozèbe ou de thiophanate-méthyle, en complément de bonnes pratiques culturales : taillez et éliminez immédiatement les feuilles, les tiges et toutes les parties atteintes du rosier en veillant à les détruire plutôt qu'à les composter.

L'oïdium

L'oïdium est causé par un agent fongique nommé Sphaerotheca pannosa. Il se caractérise par le rougissement violacé des jeunes feuilles, qui s'enroulent vers l'intérieur. À mesure que la maladie progresse, un dépôt blanc poudreux bien visible recouvre les feuilles et les autres parties du rosier : c'est le signe révélateur de l'oïdium.

Ici encore, la taille et la destruction des parties malades permettent de limiter la propagation. En cas d'infection sévère, traitez avec un fongicide à base de soufre mouillable, de bouillie soufrée ou de triforine.

Le pourridié du coton (pourriture des racines du Texas)

Un champignon tellurique appelé Phymatotrichopsis omnivora (anciennement Phymatotrichum omnivorum) provoque cette pourriture des racines, une maladie grave pouvant être fatale aux rosiers. L'infection débute généralement sur les feuilles inférieures avant de gagner la racine pivotante.

Cette maladie est particulièrement difficile à traiter, et seul un professionnel qualifié devrait poser un diagnostic. Les symptômes ressemblent en effet à ceux d'un stress hydrique, et seule l'observation au microscope du mycélium fongique présent sur les racines permet de confirmer l'infection. Le plus souvent, le jardinier n'a d'autre choix que de replanter ses rosiers dans une autre zone du jardin, exempte du pathogène.

Points de vigilance concernant les champignons telluriques

Les maladies fongiques sont fortement dépendantes des régions : certaines seront rares dans votre zone géographique tandis que d'autres y seront plus fréquentes. Le traitement des maladies causées par les champignons du sol s'avère difficile car ces derniers peuvent persister dans la terre pendant plusieurs années.

Ainsi, si vous vous contentez de traiter la plante, il est fort probable que les champignons présents dans le sol réinfectent vos rosiers saison après saison, vous obligeant souvent à replanter de nouveaux sujets dans une terre différente. Une approche combinant traitement de la plante, assainissement du sol et rotation des cultures reste donc essentielle pour garantir la santé durable de vos rosiers.


Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-roses/1007132800.html
Droits d'auteur © Maison & Jardin Tous droits réservés.