La multiplication des rosiers peut se faire selon plusieurs méthodes bien distinctes. Le bouturage et le marcottage produisent des plants identiques à la plante mère, tandis que le semis et le greffage permettent d'obtenir de nouvelles variétés. Le bouturage et le marcottage restent les techniques les plus simples à mettre en œuvre, alors que le semis et le greffage exigent beaucoup de temps, d'efforts et souvent plusieurs tentatives avant d'obtenir un rosier satisfaisant.
Le semis
Multiplier les rosiers par semis est un processus long et souvent décevant en raison de la faible viabilité des graines. De plus, la plante obtenue ne ressemble généralement pas au pied mère : elle peut présenter les caractéristiques d'une variété ancienne présente dans son patrimoine génétique.
La fleur se dessèche sur la tige pour former un cynorrhodon, une capsule arrondie qui mûrit en automne en prenant une couleur rouge. Ces capsules contiennent des centaines de graines que l'on extrait en coupant le fruit en deux. Après avoir été nettoyées de leur pulpe, les graines doivent être stratifiées au froid pendant six à dix semaines avant la plantation. Attention : les fruits et légumes émettent un gaz qui détruit les graines ; évitez donc de les stocker dans le même réfrigérateur. Les semis s'effectuent ensuite en caissettes, à l'abri à l'intérieur.
Le marcottage
Cette technique fonctionne particulièrement bien avec les rosiers grimpants, dont les tiges sont plus souples que celles des autres variétés. Une branche est courbée vers le sol, une partie de l'écorce externe est grattée puis enterrée sous terre, en laissant dépasser une extrémité de 15 à 30 cm au-dessus du sol. La zone grattée est enfouie à une profondeur de 8 à 15 cm et maintenue en place avec une pierre ou un tuteur en fil de fer en forme de U. On laisse ainsi six à huit semaines, voire tout l'hiver, avant de sectionner la nouvelle plante de la plante mère au printemps et de la transplanter définitivement.
Le greffage
Le greffage est une technique complexe de multiplication des rosiers. Seuls certains rosiers servent de porte-greffe, tandis que le greffon provient du rosier que l'on souhaite multiplier. Une incision est pratiquée dans le porte-greffe et un œil mature (bourgeon) est prélevé sur le greffon puis inséré dans l'incision. La couche cambiale (première couche de la tige) des deux plantes fusionne et cicatrise. Dès que le bourgeon commence à gonfler, on coupe le porte-greffe juste au-dessus de l'œil inséré afin de stimuler sa croissance.
Le bouturage
Le rosier issu d'une bouture peut ne pas correspondre à ce que l'on attend si celle-ci est prélevée sur un rosier greffé ou issu d'une pollinisation croisée : il peut ressembler au porte-greffe ou ne rappeler aucun de ses « parents ». Les boutures se prélèvent sur des tiges ayant récemment fleuri et portant des cynorrhodons en formation, à la fin de l'été ou au début de l'automne. Une bouture de 15 à 20 cm est coupée en biais à 45 degrés sous un œil (bourgeon) de la tige. Les cynorrhodons sont supprimés jusqu'à la première paire de feuilles, et une zone de 8 à 10 cm à la base est débarrassée de ses feuilles et légèrement grattée. La tige est ensuite trempée dans une hormone de bouturage, puis plantée dans du terreau avec la partie grattée et un ou deux bourgeons enterrés, trois restant au-dessus du sol. La bouture est placée à la lumière indirecte, sous un sac plastique, et vaporisée régulièrement jusqu'à l'apparition des racines, moment où elle pourra être plantée à son emplacement définitif.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-roses/1007132764.html
