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Micocoulier : problèmes courants, symptômes et solutions

Le micocoulier occidental (Celtis occidentalis), également appelé micocoulier commun ou arbre à orties, est un arbre indigène des États-Unis. Dans son habitat naturel, il pousse dans les forêts de feuillus et sur les terrains calcaires. À maturité, il atteint une hauteur de 12 à 18 mètres, avec un tronc de 30 à 60 cm de diamètre. Son feuillage rappelle celui de l'orme et son écorce, liégeuse, présente un aspect verruqueux caractéristique.

Bien que rustique et facile à cultiver, le micocoulier n'est pas exempt de problèmes phytosanitaires. Deux ennemis principaux menacent cet arbre : le puceron lanigère du micocoulier et la pourridié-agaric, une maladie fongique redoutable.

Identification des problèmes

Le micocoulier est particulièrement sensible aux infestations du puceron lanigère du micocoulier. Ce ravageur originaire d'Asie, parfois appelé puceron lanigère asiatique du micocoulier, s'attaque avant tout au micocoulier de Chine, mais peut également coloniser d'autres espèces du genre Celtis.

Côté maladies, la pourridié-agaric, causée par le champignon Armillaria mellea, représente l'une des infections fongiques les plus fréquentes chez cet arbre.

Description des organismes nuisibles

Les pucerons lanigères sont de très petits insectes au corps mou, recouverts d'un enduit cireux bleu-blanchâtre qui masque leur corps jaune, gris ou vert. Certaines variétés possèdent des ailes bordées de noir, et leurs antennes présentent des anneaux alternés clairs et sombres.

La pourridié-agaric, également connue sous le nom de pourridié des racines du chêne ou de « maladie des lacets », est provoquée par un champignon tellurique. Ce pathogène polyphage infecte une vaste gamme de conifères et d'arbres feuillus, ce qui en fait une menace sérieuse pour de nombreuses plantations.

Dégâts causés

Les pucerons lanigères colonisent massivement la face inférieure des feuilles, où ils forment de petites masses cotonneuses bien visibles. En se nourrissant de la sève, ils sécrètent un miellat collant qui favorise le développement d'un champignon noir fuligineux, appelé fumagine, sur les parties infestées de l'arbre.

Sur les sujets touchés par Armillaria mellea, le feuillage commence par se décolorer puis chute prématurément. S'ensuit un dépérissement progressif des branches, débutant près de la cime. Un signe révélateur de la maladie est l'apparition de champignons (armillaires) au pied du tronc, ainsi que la présence de fins filaments rouge-noirâtre, semblables à des racines, sur le collet de l'arbre.

Lutte et prévention

Contrairement aux apparences, il n'est généralement pas nécessaire d'avoir recours aux insecticides contre les pucerons lanigères lorsque ceux-ci sont peu nombreux, car ils ne compromettent pas la santé de l'arbre. Toutefois, la fumagine qu'ils induit constitue un véritable désagrément esthétique. En cas de forte prolifération, appliquez des savons insecticides ou des huiles horticoles pour maîtriser la population.

Pour prévenir la pourridié-agaric, quelques mesures simples s'imposent :

  • Plantez l'arbre dans un site au sol bien drainé ;
  • Évitez tout excès d'arrosage ;
  • Privilégiez des variétés résistantes aux maladies ;
  • Ne replantez jamais dans une zone où le champignon a déjà été signalé.

Malheureusement, une fois l'arbre infecté par l'armillaire, aucun traitement curatif n'existe. La suppression du sujet atteint reste souvent la seule solution pour éviter la propagation du champignon aux arbres voisins.


Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-mint/1007023793.html
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