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Comment transformer le fumier de cheval en engrais naturel

Le fumier de cheval est une matière organique naturelle qui enrichit le sol du jardin en nutriments et en humus. En le transformant en engrais par le compostage, vous agissez en faveur de l'environnement : vous limitez la prolifération des mouches, vous détruisez les agents pathogènes et vous améliorez durablement la structure du sol. Composter le fumier vous permet aussi de vous en débarrasser vous-même, sans payer de service d'enlèvement.


Un tas de fumier d'environ 2 mètres sur 2 mètres met jusqu'à six mois à se décomposer en hiver, contre trois mois environ en été. Une fois bien mûr, incorporez-le au sol pour l'enrichir ou épandez-le comme paillis organique autour de vos plantations.


Ce dont vous aurez besoin

  • Un tracteur
  • Une fourche à fumier (facultatif)
  • Des tuyaux en PVC (facultatif)
  • Une bâche
  • Un thermomètre à compost à longue tige

Réussir son compost de fumier de cheval étape par étape


1. Construire le tas de compost

Formez un tas de fumier d'environ 2 mètres de côté et 90 centimètres de haut : c'est une taille facile à manipuler et idéale pour une bonne montée en température. Choisissez un emplacement plat, légèrement surélevé pour éviter l'accumulation d'eau, et accessible aux engins comme un tracteur. Veillez à composer le tas essentiellement de fumier et non de litière : pour cela, ne retirez que la litière souillée des boxes lors du curage et utilisez une quantité minimale de paille ou de copeaux.


2. Retourner régulièrement le tas

Brassez le compost fréquemment afin d'améliorer l'aération et d'accélérer la décomposition. Utilisez un tracteur pour retourner les gros tas, ou une simple fourche pour les plus petits. Idéalement, retournez le tas chaque semaine. Si vous ne pouvez pas utiliser de tracteur sur un grand volume, percez des trous dans un tuyau en PVC et enfoncez-le verticalement dans le tas : l'air circulera dans le tuyau et s'échappera par les orifices, améliorant ainsi l'oxygénation. Prévoyez des tuyaux d'environ 1,50 mètre pour des tas de 90 centimètres de haut.


3. Maintenir une bonne humidité

Arrosez le tas lorsqu'il devient trop sec. Testez en pressant une poignée de fumier dans votre main : s'il a la consistance d'une éponge essorée, l'humidité est suffisante ; s'il est sec et friable, il faut arroser. En période de pluie, couvrez le tas avec une bâche pour éviter qu'il ne soit détrempé. Après un fort orage, retournez le compost afin d'assécher la couche supérieure et de répartir uniformément l'humidité vers le bas.


4. Surveiller la température

Mesurez la température du tas à l'aide d'un thermomètre à compost à longue tige. Le tas démarre à basse température, entre 10 et 43 °C. Au fur et à mesure que la décomposition s'installe, la chaleur monte jusqu'à environ 71 °C. La décomposition optimale se situe entre 57 et 66 °C. Un tas sera naturellement plus froid en hiver et plus chaud en été. Si la température dépasse durablement 71 °C, divisez le tas en plusieurs petits tas pour le refroidir.


5. Laisser mûrir avant utilisation

Achèvez le processus en laissant le compost mûrir pendant trois semaines, une fois la décomposition terminée. Vous saurez qu'il est prêt lorsque le fumier ressemble à une terre sombre et friable, et que la température redescend à environ 38 °C avant de se stabiliser à celle de l'air ambiant. Incorporez ensuite cet engrais naturel à votre jardin à raison d'environ 70 litres par 10 mètres carrés de surface cultivée.


Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/green-organic/1007100441.html
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