Il existe plus de 2 700 espèces de vers de terre dans le monde. Ces infatigables ouvriers travaillent le sol en permanence : chacun d'eux consomme quotidiennement son propre poids en matière organique. En se nourrissant, ils transforment les déchets organiques, comme les feuilles mortes, en turricules — leurs excréments — qui enrichissent considérablement le sol. Ces turricules rendent les nutriments facilement assimilables par les plantes. L'homme a appris à exploiter cette action naturelle pour convertir les déchets du jardin et de la maison en un compost riche, directement incorporé aux potagers et aux plates-bandes afin d'accroître les rendements sans recourir aux engrais chimiques.
Le principe du lombricompostage
Le lombricompostage est la technique qui consiste à utiliser des vers pour fabriquer du compost. La méthode demande de maintenir les vers confinés, généralement dans un bac, tout en leur fournissant une quantité suffisante de matières à consommer. Installez les vers sur une litière composée de journaux déchirés en fines lamelles, additionnée d'un peu de terre pour fournir le grit indispensable à leur digestion. Nourrissez-les avec les déchets de cuisine ou de jardin : vieilles salades, feuilles mortes, marc de café avec son filtre, etc.
À mesure que les vers consomment la nourriture disponible dans leur bac, y compris leur litière, ils laissent derrière eux leurs turricules. Finalement, l'ensemble de la matière contenue dans le bac se transforme en turricules de vers : un compost de qualité qui peut être appliqué directement au jardin.
Quels vers choisir ?
Les vers les plus efficaces pour produire du compost de jardin sont les vers rouges, également appelés Eisenia fetida ou « red wigglers ». Ces vers tolèrent une large gamme de températures et, surtout, supportent la chaleur dégagée à l'intérieur d'un bac de lombricompostage. Bien qu'un tel bac ne devienne pas aussi chaud qu'un tas de compost classique en raison de sa taille réduite, il reste néanmoins trop chaud pour permettre la survie de la plupart des autres espèces.
Autre atout des vers rouges : ils s'adaptent parfaitement à la vie en espace restreint, si bien que la confinement dans un bac ne les stresse pas outre mesure. Ils vivent naturellement près de la surface du sol et n'exigent donc pas la profondeur dont ont besoin d'autres espèces, comme les grands vers de terre communs.
Choisir et préparer le bac
Le bac destiné au lombricompostage peut tout simplement être un conteneur en plastique du commerce conçu pour le rangement. Ses deux exigences principales : des orifices d'aération adéquats et un bon drainage. Percez des trous dans le couvercle et autour du bord supérieur du bac pour assurer la circulation de l'air. Pratiquez également des trous dans le fond afin de laisser s'écouler le liquide excédentaire : sans drainage suffisant, la litière devient acide et les vers risquent de mourir. Un seul bac d'environ 30 litres suffit à héberger assez de vers pour transformer régulièrement les déchets de cuisine d'une famille entière en compost de jardin.
Récolter le compost
Lorsque les vers ont consommé toute la matière organique, récoltez le compost en le vidant sur une bâche ou une table dans un endroit bien éclairé. Les vers fuient la lumière en creusant vers le bas ; vous pouvez ainsi retirer le compost par couches successives à mesure qu'ils descendent. Séparez ensuite les vers du compost mûr et remettez-les dans le bac, sur une litière fraîche, pour démarrer un nouveau cycle de production.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/green-organic/1007100109.html
