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Jardin colonial typique : histoire, caractéristiques et conseils d'aménagement

Les premiers jardins du Nouveau Monde furent profondément marqués par la tendance des jardins anglo-hollandais alors en vogue en Angleterre. Les premiers colons plantaient avant tout par nécessité ; à mesure que leur prospérité grandissait, leurs jardins gagnèrent en caractère décoratif et récréatif. Que la maison se situe sur une parcelle urbaine exiguë ou dans un vaste cadre rural influençait également la conception de l'espace extérieur. Il est difficile de définir un paysage colonial type, mais certains éléments de design forts caractérisent incontestablement ce style.


Les jardins d'entrée (« dooryard gardens »)

Les premières graines apportées par les Pèlerins furent semées dans des jardins situés près de la porte d'entrée. Ceux de Plymouth ressemblaient aux jardins de cottage anglais, avec des plates-bandes rectangulaires ou carrées surélevées disposées autour d'allées en terre damée ou en pierre. Sobres et pragmatiques, ces plantations étaient destinées à l'alimentation, à la médecine ou à la confection de vêtements, mais on y trouvait également une abondance de fleurs colorées. Situés à proximité immédiate de la maison pour un accès facile, ces jardins étaient protégés par une clôture rustique en bois brut ou en pierre afin d'éloigner le bétail.


Les jardins coloniaux formels

À mesure que la Nouvelle-Angleterre prospérait, les jardins coloniaux devenaient plus ornementaux et spectaculaires. Williamsburg, capitale et centre social de la Virginie, est indissociable de cette période faste des paysages coloniaux, même si le jardin typique de l'époque était bien moins orné. Inspirés des jardins hollandais et flamands, ceux-ci s'organisaient en parterres, c'est-à-dire en plates-bandes géométriques surélevées reliées par des allées, à l'instar des jardins d'entrée. Les haies de buis occupaient une place essentielle dans les jardins de Williamsburg : utilisées comme clôtures et murs végétaux, elles étaient aussi taillées en topiaires qui devenaient de véritables points focaux. Les jardiniers coloniaux prenaient d'ailleurs un grand plaisir à sculpter le buis.


Les caractéristiques de l'aménagement paysager colonial

La plupart des jardins coloniaux étaient improvisés selon les besoins du foyer, avec des éléments de design empruntés aux pays d'origine des premiers colons. Certaines constantes se retrouvaient toutefois d'une maison à l'autre, comme la cour avant enclose d'une haie ou d'une clôture. La disposition symétrique aux lignes géométriques marquées constitue une autre caractéristique majeure, illustrée par des plates-bandes surélevées qui maintenaient le sol au chaud dans le rude climat du nord-est américain. Chaque plate-bande était accessible depuis l'allée. Enfin, les plantations de style cottage mêlaient herbes aromatiques, légumes et fleurs, créant un effet luxuriant et généreux.


Adapter le style colonial au jardin moderne

La nature diversifiée de l'aménagement paysager colonial résiste à toute définition simpliste, mais elle se prête admirablement à une adaptation contemporaine. Pour les zones sans pelouse ou les jardins comestibles, le style colonial revêt un intérêt particulier. Organisez des plates-bandes aux formes géométriques autour d'un réseau d'allées structuré, réalisé en gravier, en pierre ou en brique. Jardiner « à la coloniale », c'est aussi planter selon ses propres goûts et sa convenance. Intégrez enfin un point focal — banc, pièce d'eau ou arbre remarquable — et disposez arbres et arbustes selon une symétrie formelle pour un rendu élégant et intemporel.


Source : https://jardin.98905.com/landscaping-outdoor-building/overall-landscape-planning/1007094504.html
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