La coronille (Securigera varia), aussi appelée coronille bigarrée, est fréquemment recommandée pour stabiliser les sols exposés à l'érosion. Cette plante grimpante extrêmement rustique, techniquement une légumineuse, enrichit naturellement le sol en azote. Elle agit comme un couvre-sol et se propage grâce à ses rhizomes souterrains, formant un tapis dense orné de fleurs évoquant celles des pois et de feuilles finement découpées, semblables à des frondes de fougère.
Attention cependant : son port épais et légèrement piquant la rend inconfortable à piétiner, et son caractère très envahissant impose de ne la planter que dans un espace où sa propagation pourra être maîtrisée.
Comment cultiver la coronille
1. Évaluer la zone à protéger
Examinez d'abord la zone touchée par l'érosion afin de vérifier qu'elle convient à la culture de la coronille. Cette plante tolère de nombreuses situations, mais elle exige une exposition ensoleillée, ne supporte pas les sols salés (comme en bord de mer) ni les terrains trop alcalins. Aucune préparation du sol n'est nécessaire : au contraire, retourner la terre ne ferait qu'aggraver le phénomène d'érosion. Vérifiez enfin que la plantation de coronille est autorisée dans votre région, car son caractère invasif peut étouffer les espèces végétales indigènes.
2. Planter par graines ou par rhizomes
La coronille peut être installée par semis ou par division de rhizomes prélevés sur des plants existants. Si vous choisissez le semis, sachez que les graines doivent être inoculées avec des bactéries spécifiques ou scarifiées pour pouvoir germer. Les producteurs professionnels incorporent ces bactéries directement dans le substrat, mais le jardinier amateur peut simplement semer dans une plate-bande ou une rangée paillée d'herbe ou de foin. Une fois quelques plants bien installés, ils s'étendront rapidement pour coloniser l'ensemble de la surface.
3. Entretenir et nettoyer la plantation
Rabattez la touffe de coronille en hiver à l'aide d'une tondeuse ou d'une lame rotative. La plante disparaît durant la saison froide puis repart au début du printemps. La tonte permet de maintenir la coronille et les autres végétaux à une hauteur uniforme. Les parties mortes peuvent être coupées à quelques centimètres du sol pour faciliter le nettoyage, si vous le souhaitez. Plante grimpante, la coronille atteint généralement 30 à 60 cm de hauteur et peut former un fourré dense. Toutefois, il est inutile de couper les vieilles tiges sur les pentes raides ou les zones difficiles d'accès : elles renforcent au contraire la protection contre l'érosion.
4. Contrôler sa propagation
Pour limiter l'expansion de la coronille, arrachez physiquement les plantes ainsi que leurs rhizomes. Ce n'est malheureusement qu'une solution temporaire : les graines restent viables jusqu'à dix ans dans le sol et il est quasi impossible d'extraire la totalité des rhizomes. Une lutte efficace passe généralement par un traitement chimique à base d'herbicide, appliqué en plusieurs passages étalés sur plusieurs années. Dans certaines régions, le brûlage dirigé complète utilement ce travail. La méthode la plus performante associe arrachage manuel, herbicides, brûlage et réintroduction de plantes indigènes sur le site.
5. L'utiliser comme fourrage
Laissez paître des animaux à plusieurs estomacs, comme les bovins, sur la coronille : elle constitue un fourrage bien toléré, dont la valeur nutritionnelle est comparable à celle du foin. En revanche, elle est toxique pour les chevaux. Elle peut être coupée puis stockée à l'état sec pour l'alimentation hivernale, mais elle sèche moins facilement que le foin traditionnel.
Source : https://jardin.98905.com/landscaping-outdoor-building/landscaping-plants/1007092236.html
