Cultiver des plantes grimpantes au désert constitue une excellente solution pour embellir les zones difficiles à aménager : un étroit massif de plantation, un mur exposé plein ouest qui surchauffe, ou encore une clôture grillagée peu esthétique. Les grimpantes peuvent également apporter de l'ombre ou créer une transition décorative entre deux espaces lorsqu'on les laisse courir sur le toit d'une pergola ou d'une tonnelle surmontant une allée de jardin.
La réussite de leur culture en milieu désertique repose sur quatre facteurs essentiels : le choix judicieux de l'espèce, l'emplacement, une technique de plantation adaptée et un arrosage bien maîtrisé.
Matériel nécessaire
- Une pelle
- Une barre à mine ou une pioche
- Du compost ou du paillis
- Un treillis ou une autre structure de soutien (facultatif)
Étapes de plantation
1. Choisir la bonne plante grimpante
Sélectionnez une espèce adaptée à votre zone climatique, au support que vous lui offrirez et à l'exposition solaire dont elle bénéficiera. Certaines grimpantes s'enroulent autour de leur support (volubiles), tandis que celles dotées de vrilles ou de crochets s'accrochent seules aux surfaces rugueuses ou aux clôtures ajourées. D'autres, comme le lierre, émettent des racines aériennes qui pénètrent dans la maçonnerie : elles risquent alors d'endommager le stuc, la brique ou les joints de parpaings. Enfin, certaines espèces doivent être fixées manuellement au support à l'aide de liens.
Gardez également à l'esprit la taille annuelle à effectuer chaque printemps avant de faire votre achat. Une espèce persistante et rustique demandera nettement moins d'entretien.
2. Installer le système de soutien
Sans support, vos grimpantes se comporteront comme des couvre-sols. Si aucun élément naturel n'est disponible, tel qu'un muret ou une clôture, optez pour un treillis ou une pergola. Choisissez un matériau capable de résister au soleil brûlant et à l'air sec du désert : le bois exigera un entretien constant, surtout une fois recouvert de végétation. Le fer forgé ou le métal constituent les meilleurs choix pour ces conditions extrêmes.
3. Creuser et planter
Creusez un trou dont la profondeur ne dépasse pas celle de la motte, mais dont la largeur représente trois à cinq fois celle-ci, en inclinant légèrement les parois. Retirez délicatement la plante de son conteneur et placez-la dans le trou. Démêlez les racines de la motte pour favoriser leur développement latéral. Rebouchez avec la terre d'origine : ni engrais, ni amendement de sol. Tassez la terre, arrosez abondamment, puis étalez une couche de paillis ou de compost en surface pour conserver l'humidité.
4. Arroser et guider la croissance
Pendant les deux premières années, arrosez quotidiennement la première semaine, puis un jour sur deux la semaine suivante, puis tous les deux jours la troisième semaine, jusqu'à atteindre un rythme de deux arrosages hebdomadaires en été et d'un seul en hiver. Selon la résistance à la sécheresse de la variété choisie, vous pourrez espacer les arrosages une fois la plante mature ; en cas de doute, consultez une pépinière réputée. Au fur et à mesure de sa croissance, orientez les tiges vers la direction souhaitée ou fixez-les avec des liens de jardinage.
Source : https://jardin.98905.com/landscaping-outdoor-building/landscaping-plants/1007091811.html
