Les cimetières comptent parmi les meilleurs endroits pour admirer des clôtures en fer forgé. Autrefois, les familles et les églises choisissaient le fer ornemental comme matériau de clôture durable et esthétique, souvent agrémenté de motifs ajourés. Les pointes ou lances qui couronnent une clôture en fer forgé rehaussent sa beauté tout en renforçant la sécurité, en dissuadant les animaux comme les personnes de franchir la limite. Si les pointes pleines demeurent les plus répandues, certaines clôtures du XIXe siècle s'ornent encore de torsions et de volutes forgées à la main.
Les sommets ornementaux
Certaines clôtures en fer ornemental, notamment celles aux designs Art déco ou géométriques, sont coiffées d'une pointe en forme de lance. Comme le bouton ou la pointe d'une lampe, cet élément porte le nom d'« épi » ou de « fleuron », quelle que soit sa forme. L'épi est un dispositif architectural destiné à souligner la fin, l'angle ou la pointe d'une structure. Les extrémités des tringles à rideaux en fer forgé constituent elles aussi des épis. Chaises, montants de lit et pendules utilisent des épis fabriqués dans le même matériau que l'objet lui-même. Les épis des clôtures en fer forgé portent des noms caractéristiques, généralement issus du nom commun de leur forme.
Les formes d'épis
Selon le folklore, les épis architecturaux placés près des toits empêchaient les sorcières d'atterrir. La pointe en lance peut se terminer par une extrémité acérée ou par une boule. La pyramide effilée est fréquente au sommet d'une forme de lance, tandis que la pyramide à 45 degrés peut former la pointe sans la lance. Des motifs tels que feuilles, volutes, croix, fleurs de lys, tridents et piques figurent parmi les pointes les plus courantes des épis en fer forgé.
Fonte et fer forgé : quelles différences ?
La clôture en fonte est un produit commercial, tandis que le fer forgé est façonné à la main par le forgeron — on parle alors de « fer battu ». La fonte est dure mais cassante, avec une teneur élevée en carbone. Le fer forgé contient moins de carbone et devient malléable sous l'action de la chaleur et des outils du forgeron. Le fer forgé précède la production de l'acier de plusieurs siècles ; il apparaît souvent sur les images de châteaux à travers l'Europe. Ses imperfections permettent de l'identifier : de nombreuses courbes forgées à la main ne sont jamais parfaitement identiques, et l'on distingue parfois les traces du marteau du forgeron sur le métal.
L'entretien du fer forgé
Au XXIe siècle, l'aluminium et l'acier galvanisé ont largement remplacé le fer forgé artisanal. Les produits en aluminium ne rouillent pas et leurs coûts de production restent raisonnables. L'acier galvanisé offre un aspect plus proche du fer forgé et présente en réalité une résistance et une durabilité supérieures. Le fer forgé, quant à lui, rouille et exige peinture et entretien réguliers pour conserver toute sa beauté. Bon nombre de clôtures qui semblent aujourd'hui en fer forgé sont en réalité en acier doux, un matériau obtenu en refondant la fonte afin d'en éliminer le carbone et les scories. L'acier doux est plus résistant que le fer forgé, mais moins tolérant à la corrosion. Quelle que soit la nature de votre clôture — fer forgé, acier galvanisé ou acier doux — son entretien comprend une peinture régulière et une surveillance de la rouille. Un ponçage peut s'avérer nécessaire pour éliminer la corrosion, suivi de l'application d'une sous-couche avant la mise en peinture finale.
Source : https://jardin.98905.com/landscaping-outdoor-building/fences-walls/1007018070.html
