Chaque étage de chaque habitation devrait être équipé d'un détecteur de fumée. La vie de vos proches comme la vôtre peut dépendre du bon fonctionnement de cet appareil. Cependant, si vous résidez en altitude, le détecteur à ionisation n'est pas le meilleur choix. Il est déconseillé d'installer un détecteur à ionisation à plus de 3 000 pieds (environ 900 mètres) au-dessus du niveau de la mer : à partir de cette altitude, ces appareils peuvent se déclencher de manière aléatoire. Ce problème ne concerne pas les détecteurs photoélectriques.
Fonctionnement d'un détecteur de fumée à ionisation
Les détecteurs de fumée à ionisation contiennent une infime quantité de matière radioactive placée dans un compartiment métallique. Cette substance, l'américium-241, se loge dans la chambre d'ionisation, constituée de deux plaques métalliques rapprochées : l'une porte une charge positive, l'autre une charge négative.
Entre ces deux plaques circulent des particules alpha émises par la matière radioactive. Celles-ci se combinent avec l'air présent dans la chambre, générant des particules chargées. Tandis que la plaque positive attire les électrons, c'est-à-dire les ions négatifs, la plaque négative attire l'azote et l'oxygène, soit les ions positifs. Ce flux constant d'ions produit un courant électrique régulier.
Lorsque de la fumée pénètre dans la chambre, le courant est perturbé : les particules de fumée se fixent sur les ions et les ramènent à un état neutre, ce qui réduit le flux électrique entre les deux plaques. Dès que le courant descend en dessous d'un seuil déterminé, l'alarme se déclenche.
Les inconvénients en haute altitude
Un détecteur à ionisation perd de sa sensibilité en altitude. Plus l'élévation est importante et l'atmosphère raréfiée, plus la quantité de rayonnement naturel augmente. Cette hausse, combinée aux variations de composition de l'air, affecte la précision du détecteur et provoque régulièrement de fausses alarmes.
Face à des déclenchements fréquents et injustifiés, les occupants d'un logement ou d'un bâtiment finissent par ignorer l'alarme lorsqu'elle retentit. Or, négliger un détecteur de fumée à cause de fausses alertes répétées le rend pratiquement inutile. Par ailleurs, en raison de la présence de matière radioactive, un détecteur à ionisation hors d'usage ou devenu inutile doit être renvoyé au fabricant afin d'être éliminé selon les procédures appropriées.
Autres facteurs à prendre en compte
Au-delà de la haute altitude, la capacité d'un détecteur à ionisation à détecter la présence de fumée peut être compromise si la zone d'installation est particulièrement sale ou obstruée. Les plafonds très hauts ainsi que certains types de plafonds, notamment ceux comportant des poutres profondes, peuvent également nuire à l'efficacité de l'appareil.
Le détecteur photoélectrique : une alternative fiable
Pour les habitants des zones d'altitude, le détecteur de fumée photoélectrique constitue le choix le plus sûr. Ce type d'appareil repose sur un courant électrique qui produit un faisceau lumineux : lorsque celui-ci est interrompu par la fumée, l'alarme se déclenche immédiatement.
À noter toutefois que chaque technologie possède ses forces : le détecteur à ionisation détecte plus efficacement les feux couvants, tandis que le modèle photoélectrique est moins performant face aux flammes vives. Si vous ne vivez pas en altitude, il peut donc être judicieux d'installer les deux types d'appareils dans votre logement afin de bénéficier d'une protection optimale contre tous les types d'incendie.
Source : https://jardin.98905.com/home-safety/smoke-detectors/1007016460.html
