Dans le système de sécurité d'un bâtiment, l'alarme incendie automatique repose souvent sur un détecteur thermique qui réagit à la chaleur dégagée par un feu en déclenchant une alerte sonore. Certains de ces détecteurs utilisent une bande bimétallique comme capteur de température : sensible à la chaleur, celle-ci referme un circuit électrique normalement ouvert et active ainsi l'alarme.
Fonctionnement de la bande bimétallique
La bande bimétallique d'une alarme incendie est constituée de deux métaux aux coefficients de dilatation différents, assemblés pour ne former qu'une seule pièce. Le côté à faible dilatation est généralement fabriqué dans un alliage fer-nickel appelé Invar, tandis que le côté à forte dilatation est composé d'un alliage de cuivre ou de nickel. La bande est parcourue en permanence par un courant électrique basse tension.
Lorsqu'un incendie chauffe la bande, le côté à forte dilatation s'allonge davantage que l'autre, ce qui courbe la lame vers un contact électrique. Dès qu'elle touche ce contact, la bande complète un circuit qui déclenche la sonnerie de l'alarme. L'écartement entre les contacts détermine la température seuil à partir de laquelle l'alarme se met en marche.
Les inconvénients de cette technologie
Les détecteurs thermiques à bande bimétallique présentent toutefois des limites notables. Au point d'activation, la lame se courbe lentement au lieu de se refermer brusquement. Ces capteurs sont également sujets aux fausses alarmes provoquées par les vibrations ou les chocs, surtout lorsqu'ils sont exposés à une chaleur sans rapport avec un incendie mais proche du seuil de déclenchement. D'autres dispositifs exploitant des éléments bimétalliques offrent de meilleures performances.
Les disques à déclic : une alternative moderne
Les détecteurs d'incendie bimétalliques plus récents remplacent la bande par un disque à déclic. Sans contrainte, celui-ci adopte une forme concave. À mesure que la température s'élève, les contraintes engendrées par la dilatation inégale de ses métaux inversent sa courbure : le disque bascule brusquement en forme convexe et ferme un interrupteur électrique qui fait retentir l'alarme. Grâce à cette action instantanée et franche, ce type de détecteur est beaucoup moins sujet aux fausses alarmes. Les détecteurs à bande comme ceux à disque se réinitialisent automatiquement dès que la température revient à la normale.
Les détecteurs combinés
Bandes et disques bimétalliques réagissent particulièrement bien aux feux couvants à développement lent, où la température monte progressivement jusqu'au seuil de réaction de l'élément bimétallique. Ils sont donc fréquemment associés à des détecteurs pneumatiques, sensibles aux hausses rapides de température typiques d'un feu à évolution rapide. Il existe aussi un détecteur combiné bimétallique capable de répondre aux deux types de sinistres. Ce modèle comporte un cylindre extérieur en aluminium entourant des contacts en cuivre rapprochés. Lors d'une montée rapide de la température, l'enveloppe se dilate vite et ferme les contacts. Lors d'une montée lente, elle se dilate graduellement, mais à un rythme supérieur à celui du cuivre, jusqu'à fermer les contacts à la température préréglée.
Source : https://jardin.98905.com/home-safety/home-alarm-systems/1007016112.html
