Les jardins sur les toits et les espaces récréatifs connaissent un essor remarquable dans les grands centres urbains. Ces aménagements redonnent vie à des surfaces autrefois inutilisées et offrent de nombreux avantages environnementaux. Toutefois, ils soulèvent également d'importantes questions de sécurité. En cas d'incendie ou de toute autre urgence, les occupants doivent pouvoir disposer de voies d'évacuation claires et dégagées. Lorsque le public est admis sur un toit aménagé, les codes du bâtiment le classent comme « toit occupé », ce qui entraîne des exigences d'évacuation comparables à celles applicables aux pièces ordinaires.
Toits non occupés
Les codes du bâtiment établissent une distinction nette entre les toits occupés et les toits non occupés. Les toits non occupés ne sont accessibles que pour l'entretien des équipements : une personne s'y rend toujours pour une raison précise. Les codes stipulent que la porte doit pouvoir être déverrouillée depuis le côté toit, afin que personne ne se retrouve accidentellement enfermé à l'extérieur. Ces portes sont souvent verrouillées côté intérieur pour contrôler l'accès au toit. Pour le personnel d'entretien, un escalier ou une échelle fixe constitue généralement un moyen d'évacuation suffisant.
Toits occupés
Lorsque l'accès au toit est ouvert au public, celui-ci devient un espace occupé. Un toit occupé est alors traité comme une pièce ordinaire dans les codes du bâtiment : les exigences d'évacuation peuvent être identiques à celles prévues pour les étages de l'immeuble. Elles dépendent du nombre d'occupants attendus ainsi que de la superficie de l'espace. Le Code international du bâtiment (IBC) classe d'ailleurs les bâtiments en groupes selon leur niveau d'occupation, avec des exigences d'évacuation spécifiques à chaque catégorie.
Exigences d'évacuation pour les toits occupés
En règle générale, au moins deux points d'évacuation sont requis, offrant un accès à une issue menant vers l'extérieur ou vers l'étage inférieur. Les dégagements en hauteur et en largeur des parcours d'évacuation sont souvent précisés, tout comme les normes relatives aux portes coupe-feu et à leur quincaillerie. La signalisation et l'éclairage du cheminement d'évacuation représentent un autre facteur essentiel. L'accessibilité entre également en ligne de compte : rampes et escaliers doivent répondre aux exigences du code, selon la catégorie du bâtiment concerné.
Codes du bâtiment et mises en conformité
Les codes du bâtiment relèvent des autorités étatiques ou provinciales et s'appuient sur le Code international du bâtiment. Pour les constructions plus anciennes, la mise en conformité peut s'avérer problématique. Les exigences de dégagement et d'absence d'obstruction, par exemple, peuvent nécessiter davantage d'espace que n'en offrent les bâtiments anciens. De même, le niveau d'occupation réel peut être plus ou moins élevé que ce que les codes avaient anticipé. Heureusement, les autorités prévoient généralement une procédure de demande de dérogation pour les modifications qui ne compromettent pas les normes de sécurité. Un processus de demande détaillé doit alors être rigoureusement suivi.
Source : https://jardin.98905.com/home-safety/escape-routes/1007015760.html
