Les réglementations strictes en matière d'efficacité énergétique ont encouragé l'utilisation de fenêtres offrant de meilleures performances isolantes. Bien que le vitrage thermique soit plus efficace et plus durable, il n'est pas à l'abri des dommages. Ce type de verre, souvent trempé, résiste aux températures extrêmes, froides comme chaudes, mais dans certaines circonstances, il peut se fissurer, voire se briser entièrement. Comprendre les facteurs responsables de ces fractures vous aidera à éviter les dégâts.
Contrainte thermique et choc thermique
La contrainte thermique peut être provoquée par de nombreux facteurs, tant environnementaux que structurels. Le choc thermique, quant à lui, résulte toujours de variations de température rapides et extrêmes. La chaleur dilate le verre : si celui-ci est ensuite brutalement exposé au froid intense, ce choc provoque sa rupture. Pour illustrer la différence entre les deux phénomènes, chauffez une bille de verre dans une poêle, puis plongez-la dans de l'eau glacée. Selon la température atteinte, elle développera soit de nombreuses microfissures, soit elle volera en éclats. Les microfissures correspondent à des fractures de faible énergie dues à la contrainte thermique. Plus le changement de température est rapide et extrême, plus la bille risque de se briser complètement : c'est le résultat d'un choc thermique à haute énergie.
Facteurs environnementaux
Pour les vitrages thermiques des fenêtres, les facteurs environnementaux constituent la cause de rupture la plus fréquente. Lorsque l'écart entre la température intérieure et extérieure devient trop important, le verre subit une contrainte considérable. L'exemple le plus frappant est celui d'un incendie survenant un jour de grand froid : la face extérieure du verre reste glacée tandis que le feu surchauffe brutalement la partie intérieure de la fenêtre, provoquant des fissures, voire une explosion du vitrage. De même, lorsque la chaleur extérieure chute soudainement vers des températures polaires, des fractures peuvent apparaître par refroidissement brutal du verre dilaté. Les écarts inverses, du froid vers le chaud, peuvent également engendrer des fissures.
Facteurs physiques
La plupart des fractures de contrainte commencent au bord du vitrage. Dans les fenêtres, le cadre protège les bords du verre en les maintenant plus frais que le reste de la surface. Lorsque le soleil frappe la vitre, le bord ne chauffe donc pas aussi vite que son centre. Les stores qui réfléchissent la chaleur vers le verre et la piègent entre le store et la vitre rendent la fenêtre encore plus chaude qu'en leur absence.
Les éléments absorbant la chaleur posés sur le verre, tels que les étiquettes ou les attrape-soleils, créent des points chauds qui fragilisent le vitrage en raison d'un chauffage irrégulier. Même une simple ombre portée permanente sur une fenêtre peut générer des différentiels de température susceptibles d'entraîner une rupture.
À l'intérieur, une bouche de chauffage ou de climatisation orientée directement vers la vitre peut provoquer des écarts thermiques excessifs et des contraintes importantes.
Enfin, la couleur et le matériau du cadre influencent la température du bord de la vitre. Les teintes et matériaux réfléchissants maintiennent le bord nettement plus frais que la surface exposée, ce qui favorise les fractures partant du chant.
Comment prévenir les fissures ?
Étant donné que la plupart des fractures débutent sur les bords, il est essentiel d'inspecter soigneusement les vitrages avant l'installation afin de vérifier l'absence de fissures ou de dommages sur les chants. N'installez jamais de panneaux dont les bords sont abîmés.
Bien que le choc thermique à haute énergie reste rare, vous pouvez limiter ce risque en faisant réaliser une évaluation thermique. Celle-ci devrait idéalement être effectuée dès la phase de conception du bâtiment ; elle est particulièrement recommandée pour les doubles vitrages et les verres à contrôle solaire.
Source : https://jardin.98905.com/home-repair-maintenance/window-door-repair/1007015398.html
