Les types de fioul les plus courants sont numérotés de 1 à 6, chacun bénéficiant d'un niveau de traitement différent à la raffinerie. Les chaudières domestiques utilisent généralement du fioul n°1 ou n°2, parfois même un mélange des deux. L'emplacement de votre chaudière, ainsi que la rigueur de l'hiver dans votre région, déterminent quel combustible offrira les meilleures performances.
Le fioul n°1
Vous connaissez peut-être ce combustible sous ses noms plus courants : pétrole lampant ou kérosène. Il brûle presque aussi efficacement que le fioul n°2, avec une production de chaleur d'environ 135 000 BTU (unités thermiques britanniques) par gallon. Contrairement à sa réputation passée — il était effectivement plus polluant il y a deux décennies — les progrès des équipements et techniques de raffinage permettent aujourd'hui d'obtenir un combustible propre. Insensible aux températures extrêmes descendant sous les -18 °C (0 °F), c'est un excellent choix pour les habitations en zone montagneuse ou dans les régions les plus froides du pays. Les maisons équipées d'une cuve de stockage extérieure optent également souvent pour le kérosène, celle-ci étant exposée au gel et à la neige pendant de longues périodes.
Le fioul n°2
Le fioul n°2 est communément appelé « fioul domestique ». Il brûle proprement et délivre une puissance calorifique d'environ 138 500 BTU par gallon, soit un rendement légèrement supérieur au n°1. Peu inflammable grâce à un procédé de raffinage qui élimine presque toute vapeur, il présente néanmoins un inconvénient majeur : il tend à se figer et à obstruer le circuit de chauffage lorsque la température descend en dessous de -1 °C (30 °F). C'est donc le combustible idéal lorsque la cuve est installée à l'intérieur de la maison, car il s'avère plus sûr que le kérosène. Fait toutefois exception le cas où votre logement se situe dans une région très froide et où la cave n'est pas chauffée.
Le mélange hivernal
Pour répondre aux besoins intermédiaires, les raffineries proposent un produit spécifique : le mélange d'hiver. Composé d'au moins 80 % de fioul n°2 complété par du fioul n°1, il convient parfaitement aux maisons disposant d'une cave non chauffée où la température descend sous le point de congélation sans jamais atteindre les -18 °C. Cette formule intelligente combine le rendement calorifique élevé du fioul domestique aux propriétés anti-gélification du kérosène.
Optimiser l'efficacité de combustion
Au-delà des valeurs en BTU annoncées, le rendement réel de votre installation dépend avant tout d'un entretien rigoureux de la chaudière et des conduits de chauffage. Un conseil essentiel : veillez toujours à remplir votre cuve lorsque le niveau reste supérieur au quart. En effet, le fioul contient une faible quantité de sédiments qui se déposent progressivement au fond de la cuve et s'accumulent au fil des années. Lorsque le niveau devient trop bas, l'aspiration entraîne ces impuretés vers la chaudière, encrassant gicleurs et filtres à air — avec pour conséquence une maison froide en plein cœur de l'hiver.
Source : https://jardin.98905.com/home-repair-maintenance/heating-cooling-repair/1007072603.html
