Les dalles de béton se contractent légèrement pendant le séchage et la cure du mélange. Les variations de température influencent également le béton : l'air chaud ambiant provoque la dilatation des dalles, tandis que l'air frais entraîne une légère contraction des dalles coulées et durcies. Les planchers en béton sont fréquemment coulés entre des structures immobiles, comme des murs intérieurs. Afin d'empêcher les mouvements du béton d'exercer des poussées sur ces structures fixes, des joints de dilatation ou de mouvement doivent impérativement être prévus. Dans les applications complexes, la consultation d'un ingénieur en structure peut s'avérer nécessaire pour concevoir correctement un plancher en béton.
Espacement des joints
Le code du bâtiment ACI 318-08 de l'American Concrete Institute (édition 2008) impose qu'une dalle de béton non armée comporte des joints de mouvement à intervalles égaux à 30 fois l'épaisseur du béton coulé. Concrètement, pour une dalle de 4 pouces (environ 10 cm) d'épaisseur, un joint doit être prévu tous les 120 pouces, soit un joint tous les 10 pieds (environ 3 mètres).
Des considérations esthétiques peuvent toutefois autoriser de légers ajustements du positionnement des joints, afin d'éviter des interstices disgracieux dans les zones très visibles. Dans ces situations, des joints de contrôle peuvent être employés pour minimiser les dommages liés aux mouvements.
Le joint de dilatation
Un joint de dilatation empêche les forces naturelles de dilatation et de contraction des planchers en béton d'endommager les structures stationnaires voisines, telles que les murs à ossature ou en maçonnerie. Avec ce type de joint, un espace visible sépare généralement les dalles entre elles.
Cet espace est comblé à l'aide de l'un des plusieurs matériaux disponibles, qui empêchent les dalles de se déplacer latéralement. Un placement correct des joints permet de réduire au minimum les fissures de compression au sein des dalles, ainsi que les dommages causés aux murs périphériques par le mouvement des dalles.
Options de matériaux pour les joints
Les joints de dilatation peuvent être remplis d'un matériau fibreux spécialement conçu pour se comprimer lorsque le béton se dilate. Les panneaux flexibles sont couramment commercialisés sous forme de bandes précoupées de 1/2 po (13 mm), 3/4 po (19 mm) ou 1 po (25 mm) d'épaisseur. Selon la norme ACI 318-08, les joints de dilatation ne doivent pas dépasser 1 1/4 po (environ 32 mm).
Les planchers industriels font quant à eux souvent appel à des goujons en acier de 1/4 po de diamètre et d'environ 20 po (50 cm) de longueur, installés transversalement entre les dalles pour absorber les mouvements. Un produit d'étanchéité pour joints de ciment est ensuite appliqué afin de parfaire la finition.
Joints de contrôle
En complément des joints de dilatation, de nombreux entrepreneurs recourent à des joints de retrait, également appelés joints de contrôle. Ces entailles partielles constituent des évidements maîtrisés qui orientent la fissuration en ligne droite vers des zones prédéfinies, évitant ainsi des fissures aléatoires et incontrôlables.
La norme ACI 318-08 impose que les joints de contrôle soient placés à une distance égale à deux fois l'épaisseur de la dalle pour des granulats de 3/4 po ou moins. Lorsque les granulats dépassent 3/4 po, cet espacement doit être porté à 2,5 fois l'épaisseur de la dalle. Par exemple, une dalle de 5 po (environ 12,7 cm) réalisée avec un granulat de 3/4 po nécessite un joint de contrôle tous les 10 pieds (environ 3 mètres).
Source : https://jardin.98905.com/home-repair-maintenance/floor-repairs/1007070862.html
