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Comment traiter les maladies du sol : méthodes culturales, solarisation et fongicides

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Le sol abrite à la fois des organismes bénéfiques et des organismes pathogènes, tels que des champignons, des nématodes, des bactéries et des virus. Les champignons pathogènes et les nématodes — de minuscules vers — sont responsables de la majorité des maladies transmises par le sol. Tant que les populations d'organismes utiles et nuisibles restent bien équilibrées, les plantes poussent normalement. Mais dès que les conditions environnementales changent et rompent cet équilibre, les maladies apparaissent.


L'efficacité d'un traitement repose donc sur trois facteurs clés : les conditions environnementales, la nature de l'agent pathogène concerné et la sensibilité de la plante cultivée.

1. Les méthodes culturales

Ajouter du compost

L'enrichissement du sol en compost augmente la population d'organismes bénéfiques, qui entrent en concurrence directe avec les agents pathogènes pour les nutriments et inhibent la germination des spores fongiques. Le mélange du compost avec la terre améliore par ailleurs sa structure et son drainage : or, un sol trop humide favorise précisément le développement de nombreux pathogènes.

Corriger les carences et ajuster le pH

Prévenir les carences en éléments nutritifs et ajuster le pH du sol constituent d'autres leviers efficaces. Par exemple, le flétrissement et la pourriture racinaire dus à la fonte des semis provoquée par des espèces de Pythium peuvent être évités grâce à un apport de calcium.

Un pH adapté donne des plantes plus vigoureuses et empêche la survie de certains pathogènes sensibles, comme Plasmodiophora brassicae, responsable de la hernie des crucifères, qui provoque gonflements et pourritures des racines des légumes. Apporter de la chaux pour porter le pH à 7,3 ou davantage prévient efficacement cette maladie.

2. La rotation des cultures

Lorsque des légumes ou des fleurs annuelles sont cultivés année après année au même endroit, les organismes nuisibles qui leur sont favorables finissent par s'accumuler. Faire tourner les cultures chaque année constitue un moyen simple d'éviter cette prolifération.

Une fois qu'un agent pathogène s'est installé dans une parcelle, il peut être nécessaire d'y renoncer pendant deux, trois ans, voire davantage, selon le type d'organisme en cause. Évitez également de replanter des espèces botaniquement proches au même endroit, car elles risquent d'être attaquées par le même pathogène. À défaut de disposer de plusieurs emplacements — situation fréquente chez les jardiniers amateurs — il faudra recourir aux autres méthodes décrites ci-dessous.

3. La solarisation

Cette technique utilise l'énergie du soleil pour chauffer le sol et détruire les organismes nuisibles. Le traitement thermique élimine au passage la plupart des organismes bénéfiques ainsi que les graines de mauvaises herbes — un avantage supplémentaire non négligeable. Après la solarisation, un apport de compost restaure rapidement la population d'organismes utiles.

Comptez plusieurs semaines, voire plusieurs mois, pour obtenir un résultat. Les longues journées d'été offrent les meilleures conditions ; les jours frais et pluvieux rendent la méthode inefficace. Étendez une feuille de plastique transparente épaisse de 0,5 à 4 mils (soit environ 15 à 100 microns) sur un sol préalablement humidifié — un sol sec ne fonctionne pas. Enterrez soigneusement les bords de la bâche dans la terre. Son principal inconvénient : la parcelle reste inutilisable pendant toute la durée du traitement.

4. Les fongicides

Fongicides chimiques

Les fongicides chimiques agissent soit sur un type précis de pathogène, soit sur une large gamme d'agents pathogènes telluriques. Le méfénoxam, par exemple, détruit les champignons pathogènes Pythium et Phytophthora, mais demeure inefficace contre les autres organismes du sol. Le PCNB, également appelé quintozène, est actif contre plusieurs champignons, dont Sclerotium rolfsii, responsable de la flétrissure du sud ; son usage est toutefois aujourd'hui interdit ou strictement limité dans de nombreux pays.

Fongicides biologiques

Les fongicides biologiques sont des champignons vivant naturellement dans le sol qui contrôlent les champignons nuisibles. Gliocladium virens combat les pathogènes Pythium et Rhizoctonia, tandis que Trichoderma harzianum détruit Rhizoctonia.

En résumé

Le choix du traitement dépend avant tout du diagnostic : identifiez l'agent pathogène, tenez compte de vos conditions locales, puis combinez si possible plusieurs approches — amendements, rotation, solarisation et lutte biologique — pour restaurer durablement l'équilibre biologique de votre sol.


Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/pests-weeds-problems/1007048401.html
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