L'oseille rouge, ou Rumex acetosella, appartient à la famille des Polygonacées, celle du sarrasin, et est apparentée à la rhubarbe. Également connue sous les noms d'oseille des moutons, d'oseille sauvage ou de surette, cette plante est une mauvaise herbe extrêmement répandue. Malgré ses nombreux noms communs, elle se reconnaît facilement et est rarement confondue avec d'autres espèces.
Caractéristiques de la plante
L'oseille rouge est une plante herbacée vivace dont le cycle de vie dure environ dix-huit mois. Elle se multiplie à la fois par graines et par rhizomes, et produit en dix-huit mois plusieurs couronnes adjacentes. C'est une adventice dont l'apparence et le mode de reproduction peuvent varier considérablement.
Ses racines s'étendent et émettent des pousses jusqu'à ce que le système racinaire devienne relativement superficiel ; la plante peut alors former un tapis dense comportant de nombreuses couronnes. Les feuilles adultes présentent une forme caractéristique de flèche, mesurant jusqu'à 10 cm de long, avec des lobes à la base qui facilitent leur identification. Chaque couronne peut produire plusieurs tiges florales robustes, dressées et brun rougeâtre, atteignant environ 45 cm de hauteur.
Fleurs
Souvent dioïque, l'oseille rouge porte soit des fleurs mâles, soit des fleurs femelles, bien qu'il existe également des plants portant les deux types de fleurs, voire des fleurs bisexuées. Les fleurs femelles sont verdâtres et blanchâtres, tandis que les fleurs mâles varient du jaune au rouge. Elles apparaissent sur les tiges dressées de mai à août en Amérique du Nord, puis donnent des graines brun rougeâtre à jaune-brun, responsables de la teinte rouge caractéristique observée dans les champs.
Habitat
L'oseille rouge prospère aussi bien dans les sols acides qu'alcalins. On la rencontre le plus souvent en bord de routes et sur les terrains vagues, mais elle peut devenir gênante dans les pâturages, les prairies, les pelouses et les cultures de fraises, selon l'Ohio State University Extension. La plante concurrence mal les prairies semées et les cultures établies, mais elle tolère bien les sols mal drainés ainsi que les terrains sableux ou graveleux. Sa présence constitue souvent un indicateur fiable de sols acides dans les pâturages. On la trouve partout aux États-Unis ainsi que dans certaines régions du Canada.
Moyens de lutte
Comme sa cousine la rhubarbe, l'oseille rouge contient de l'acide oxalique, qui peut s'avérer toxique pour le bétail s'il est consommé en quantité suffisante. En agriculture, cette adventice est maîtrisée par l'application d'herbicides de prélevée et de postlevée, même si elle pose rarement problème dans les cultures.
Au jardin, l'oseille rouge peut être arrachée à la main, à condition de retirer soigneusement l'intégralité de la racine afin d'éviter toute repousse. Des désherbants chimiques pour usage domestique sont également disponibles, mais la solution la plus durable consiste à maintenir une pelouse dense et vigoureuse, capable de concurrencer naturellement cette mauvaise herbe.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/lawn-basics/1007133637.html
