La cuscute entretient une relation strictement parasitaire avec l'œillet d'Inde, également appelé souci. Cette plante grimpante, qui adopte la forme d'une fine liane jaunâtre, n'est pas verte car elle ne possède aucune chlorophylle : elle est donc incapable de fabriquer sa propre nourriture par photosynthèse. Pour survivre, elle s'enroule autour de l'œillet d'Inde, y insère des suçoirs et puise la sève de son hôte, qu'elle finit par épuiser puis tuer. Très opportuniste, la cuscute peut infecter l'ensemble des membres de la famille des Astéracées, notamment les chrysanthèmes, les œillets d'Inde et les tournesols.
Comment fonctionne la cuscute ?
La cuscute ne possède ni racines ni feuilles véritablement fonctionnelles. Il en existe plusieurs espèces, chacune ciblant des plantes hôtes bien précises. Comme toutes les plantes à fleurs, elle produit des graines qui peuvent rester dormantes dans le sol pendant plusieurs années, jusqu'à ce que des conditions favorables déclenchent leur germination. Une fois germée, la jeune pousse émet un filament qui explore le sol à la recherche d'un hôte auquel s'accrocher. Si aucune plante compatible ne se trouve à proximité, la plantule meurt rapidement.
Moyens de lutte contre la cuscute
La méthode la plus efficace consiste à éliminer toutes les plantes hôtes infectées, idéalement avant que la cuscute ne produise ses fleurs et ses graines. Détruire la plante hôte revient en effet à détruire le parasite lui-même. Comme chaque espèce de cuscute privilégie des hôtes spécifiques, la rotation des cultures constitue un excellent outil pour prévenir son retour. Certains jardiniers recourent à des traitements chimiques pour assainir le sol, mais il est impératif de suivre scrupuleusement les précautions d'emploi et d'éviter tout traitement sur les zones réservées aux cultures potagères ou comestibles.
Qu'est-ce que le parasitisme ?
Un parasite est un organisme entièrement dépendant d'un hôte pour vivre, se développer et se reproduire. S'il ne tue pas toujours la plante qui l'héberge, il peut déséquilibrer tout un écosystème en affaiblissant progressivement son hôte. Lorsque celui-ci peine à prospérer, c'est l'ensemble des organismes de son environnement qui s'en trouve affecté, y compris les parasites eux-mêmes qui en dépendent.
Les principaux types de plantes parasites
On distingue quatre grandes catégories de plantes parasites : les holoparasites, les parasites racinaires, les lianes non photosynthétiques et les hémi-parasites. Les holoparasites, totalement dépourvus de chlorophylle, dépendent entièrement de leur hôte pour se nourrir. Les parasites racinaires présentent des tiges charnues incapables de photosynthèse, mais certains développent néanmoins des feuilles vertes pour compléter leurs apports nutritifs. Les lianes non photosynthétiques appartiennent à la famille des Convolvulacées et comptent parmi elles la célèbre cuscute. Enfin, les hémi-parasites, comme le gui, possèdent des feuilles capables de photosynthèse, mais tirent la majorité de leurs nutriments du système racinaire de leur plante hôte.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/flower-garden/1007003258.html
