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Règles de construction : tout comprendre sur la ventilation des toits

La surface d'une maison doit être suffisamment robuste pour résister aux conditions météorologiques les plus extrêmes, qu'il s'agisse du soleil brûlant des régions désertiques ou des tempêtes hivernales des climats rigoureux. La structure interne du toit doit également pouvoir supporter les charges imposées par les oiseaux qui s'y posent ou par l'accumulation de neige. Enfin, l'intérieur doit être correctement ventilé conformément aux normes du bâtiment, afin d'éviter toute accumulation d'humidité et l'apparition de moisissures ou de pourriture.

Les bases de la ventilation de toit

Les espaces situés sous le point de rencontre du toit, tels que les combles fermés ou l'espace entre les chevrons, doivent être ventilés par des ouvertures empêchant la pénétration de la pluie ou de la neige. Ces ouvertures doivent mesurer entre 0,0625 et 0,25 pouce (soit environ 1,6 à 6,4 mm). Si l'ouverture est plus grande, elle doit être équipée d'une grille ou d'un tissu métallique résistant à la corrosion, dont les mailles respectent cette même dimension de 0,0625 à 0,25 pouce. Ces ouvertures doivent déboucher directement sur l'air extérieur.

Les autorités chargées de l'application des normes peuvent toutefois accorder des dérogations, par exemple lorsque le climat local ne justifie pas une ventilation des combles.

Les exigences minimales

Dans les espaces où un matériau recouvre les évents, au moins 1/150e de la surface doit rester libre de ce matériau. Cette proportion peut être ramenée à 1/300e si, dans les climats plus rigoureux, un pare-vapeur de classe I ou II est installé du côté chaud du plafond, c'est-à-dire côté intérieur en hiver.

Cette réduction est également possible si 40 à 50 % des évents obligatoires sont placés dans la partie supérieure des combles ou de l'espace entre chevrons. Ces « évents supérieurs » doivent se trouver à moins de trois pieds (environ 90 cm) du point culminant du toit. Le reste de la ventilation peut alors être assuré par des évents de soffite ou de corniche.

Les espaces non ventilés

Les assemblages de combles et de chevrons ne peuvent être laissés sans ventilation que dans certaines conditions bien précises :

  • L'espace non ventilé doit être entièrement intégré à l'enveloppe thermique de la bâtisse ;
  • Le côté plafond de l'assemblage ne doit comporter aucun pare-vapeur intérieur de classe I ;
  • Si des bardeaux ou des tavaillons de bois sont posés, un espace d'air ventilé d'au moins 0,25 pouce (environ 6,4 mm) doit séparer ces éléments de la sous-couche d'étanchéité ;
  • Dans les climats rigoureux, l'isolant imperméable à l'air doit soit constituer lui-même un pare-vapeur de classe II, soit être recouvert d'un revêtement pare-vapeur de classe III.

L'origine de ces règles

Les codes du bâtiment municipaux, étatiques et certains codes fédéraux relatifs à la couverture proviennent tous d'une source commune : le International Residential Code, élaboré par l'International Code Council (ICC). Fondée en 1994, cette organisation à but non lucratif a fusionné les trois ensembles de codes alors en vigueur aux États-Unis et les a harmonisés en un corpus unique de règlements complets et cohérents.

L'ICC a également développé d'autres référentiels majeurs, notamment le International Building Code, le code international de prévention incendie ainsi que le code international d'entretien des propriétés.


Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/interior-remodeling/1007123555.html
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