Les maisons en ferrociment associent du ciment standard, du sable de plâtrage et des fils d'acier pour créer une structure légère et économique, capable de résister aux intempéries et à un usage intensif. Malgré leur mode de construction inhabituel, ces maisons peuvent reposer sur une fondation classique, adaptée aux conditions environnementales locales. Il est d'ailleurs tout à fait possible de construire une maison en ferrociment avec un sous-sol.
La construction en ferrociment
Ce procédé utilise du ciment Portland et du sable appliqués sur des armatures d'acier de petit diamètre, des fils tendus ou un treillis métallique. Le treillis permet d'obtenir une couche de ciment relativement fine sans recourir à un coffrage pendant le séchage. Une fois durcie, la structure gagne en flexibilité grâce à l'acier intégré : elle devient moins cassante que le béton conventionnel, ce qui réduit considérablement les risques de dégâts graves en cas de séisme, d'ouragan ou d'autre catastrophe naturelle.
Les fondations en T
Cette méthode est recommandée lorsque vous construisez dans une région où le sol gèle en hiver. Elle consiste à creuser une tranchée pour couler des semelles en béton plus larges que la fondation prévue. Un mur est ensuite érigé sur la semelle, puis remblayé avec de la terre et une couche de gravier. Une dalle renforcée par un treillis métallique, posée sur ces murs, supporte la maison tout en limitant fortement les risques de soulèvement dus au gel.
La dalle sur terre-plein
Lorsque le sol ne gèle pas en hiver, la dalle sur terre-plein constitue une solution plus simple. Coulée plus épaisse sur ses bords, elle doit, comme toute fondation en béton, reposer sur un lit de gravier concassé garantissant un drainage efficace, et être renforcée par un treillis métallique et des armatures. Une variante intéressante, la dalle isolée contre le gel, intègre un large lit de gravier ainsi qu'une isolation verticale sur le pourtour extérieur. Réservée aux bâtiments chauffés, elle limite les pertes de chaleur par les bords de la dalle et empêche le gel du sol entourant la maison.
La fondation en pierre
Relativement rare dans la construction moderne occidentale, la fondation en pierre séduit néanmoins les constructeurs écologiques et reste courante hors des États-Unis. Comme une fondation en béton, elle doit s'étendre sous le niveau du sol et être plus large à la base qu'en partie haute, avec des pierres plus volumineuses placées dans les couches inférieures. Évitez un mortier trop dur et consultez les codes du bâtiment locaux pour vérifier que ce type de fondation est autorisé dans votre région. Pensez également à intégrer des armatures ou des supports en acier dans la fondation afin d'y ancrer solidement vos futurs murs en ferrociment.
Les sous-sols
Bien que la plupart des maisons en ferrociment soient édifiées sur dalles en béton, certaines possèdent un sous-sol. Dans ce cas, creusez une excavation plus grande que le volume prévu et installez un drainage adapté autour des murs afin de prévenir les infiltrations d'eau et autres désordres. Ces maisons sont compatibles avec des murs de sous-sol en béton coulé, en parpaings ou en panneaux préfabriqués. Pour un résultat optimal, veillez à faire dépasser les armatures en acier de la fondation du sous-sol : vous pourrez ainsi raccorder directement les murs de la maison à la structure du sous-sol.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/home-building/1007122820.html
