Le bois que vous choisissez pour votre cheminée fait toute la différence, non seulement sur la qualité du feu, mais aussi sur votre santé et la sécurité de votre foyer. Inutile de ramasser une simple branche au fond du jardin en pensant avoir trouvé un combustible idéal : le bois doit être de la bonne essence et correctement préparé avant d'être brûlé.
Les feuillus : des flammes longues et chaudes
Les essences de bois se divisent en deux grandes catégories selon leur densité. Les bois durs, appelés feuillus, sont plus denses et brûlent plus efficacement que les résineux, tout en dégageant nettement moins de fumée. Leur seul inconvénient : ils mettent plus de temps à s'enflammer.
Pour profiter de flammes durables et d'une chaleur intense, constituez votre feu principalement de feuillus, mais gardez quelques résineux comme bois d'allumage pour faciliter le démarrage. D'après J. Wayne Fears, auteur de « How to Build Your Dream Cabin in the Woods », le chêne, le hêtre, le frêne, le noyer, le pacanier et l'érable dur figurent parmi les meilleurs feuillus pour le chauffage au bois, car ils offrent une combustion efficace avec moins de fumée épaisse que les autres essences.
Les résineux : utiles pour l'allumage, à doser avec prudence
Les résineux brûlent rapidement et sont moins denses que les feuillus. S'ils sont très pratiques pour lancer un feu, leur forte teneur en résine produit une fumée abondante. Un feu alimenté uniquement en bois tendre entraînera donc une accumulation excessive de créosote sur les parois intérieures de votre conduit de cheminée.
Ce dépôt goudronneux est hautement inflammable : sans ramonage régulier, il peut s'enflammer et provoquer un incendie de cheminée. Parmi les résineux figurent les conifères comme le pin, le sapin et le cyprès. La bonne méthode consiste à n'utiliser que de petites quantités de résineux comme bois d'allumage, afin de bénéficier de leur inflammation rapide sans créer d'importants dépôts de créosote.
Un bois parfaitement sec : la clé d'un bon feu
Tout bois destiné à la cheminée doit être préalablement séché. Un bois fraîchement coupé contient trop d'humidité naturelle pour brûler correctement : il produira surtout de la vapeur d'eau et de la fumée plutôt que de belles flammes chaleureuses.
Sécher soi-même son bois n'a rien de compliqué, mais demande plusieurs mois de patience. Empilez les bûches coupées et fendues sur un support surélevé, à l'abri du contact avec le sol, puis recouvrez-les d'une bâche pour les protéger de la pluie tout en laissant circuler l'air. Comptez entre six et dix-huit mois de séchage à l'extérieur, selon votre climat. Pour gagner du temps, vous pouvez également acheter du bois de chauffage déjà séché ou des bûches compressées en magasin.
Les bois à ne jamais brûler
Certains bois présentent des risques sérieux et doivent être totalement proscrits :
- Bois de construction et bois peint ou traité : les produits chimiques qu'ils contiennent (peintures, colles, conservateurs) se libèrent dans l'air lors de la combustion et peuvent être toxiques.
- Plantes vénéneuses : les lianes ligneuses du sumac grimpant (« poison ivy ») ne doivent jamais finir dans une cheminée ni dans aucun autre feu. La fumée dégagée par ces plantes est aussi irritante que l'huile de leurs feuilles et peut provoquer de graves problèmes respiratoires et cutanés, comme le souligne Susan Carol Hauser dans « A Field Guide to Poison Ivy, Poison Oak, and Poison Sumac ».
- Contreplaqué et panneaux agglomérés : leurs colles synthétiques dégagent des vapeurs dangereuses à la combustion.
En résumé
Choisir le bon bois, c'est garantir un feu plus chaud, plus propre et plus sûr. Privilégiez les feuillus bien secs comme combustible principal, utilisez les résineux uniquement pour l'allumage et bannissez définitivement le bois peint, traité ou issu de plantes toxiques. Et n'oubliez pas : un ramonage annuel reste indispensable pour éliminer la créosote et prévenir tout risque d'incendie.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/fireplaces/1007120338.html
