Les toits plats se trouvent généralement sur les bâtiments commerciaux et industriels, ainsi que sur certaines maisons individuelles situées dans les régions au climat chaud. Dans les zones plus froides, ils sont exposés à l'eau stagnante lorsque la glace obstrue les systèmes d'évacuation. Ces flaques persistantes peuvent provoquer un affaissement de la structure ou des infiltrations. Avant d'envisager toute opération de resurfaçage, il est donc indispensable d'aménager une légère inclinaison permettant à l'eau de s'écouler correctement.
L'accumulation d'eau sur les toits plats
Tous les toits plats doivent pouvoir s'égoutter, même lentement. Si la pluie forme des flaques durables sur votre toiture, vous êtes probablement confronté à un défaut de conception qu'un simple resurfaçage ne suffira pas à corriger. Il faut donner au toit une pente minimale d'environ 3 millimètres par 30 centimètres (1/8 de pouce par pied) pour que l'eau puisse rejoindre les évacuations.
Sur une petite surface, vous pouvez fabriquer de longues cales en bois de 5 x 10 cm et les fixer sur les solives pour créer la pente nécessaire. Pour un grand toit, une entreprise de couverture professionnelle peut installer une sous-couche en mousse taillée sur mesure, qui apportera l'inclinaison requise.
La toiture multicouche (BUR)
La toiture multicouche, dite « built-up roofing » (BUR), se compose de rouleaux de feutre enduit ou de nattes superposées, entrecoupées de couches de bitume, un produit distillé du pétrole également connu sous le nom d'asphalte. Comme ces toitures absorbent fortement la chaleur, elles doivent être recouvertes d'une membrane réfléchissante spéciale ou d'un lest, généralement constitué de gravier concassé, de petits galets ronds ou de dalles en béton ou en céramique.
Une toiture BUR offre une durée de vie de 10 à 30 ans. Cependant, la couche réfléchissante ou le lest rendent l'inspection difficile : en cas de stagnation d'eau, il devient compliqué de vérifier et d'entretenir les joints. Le BUR reste une solution économique et simple à mettre en œuvre, mais il est aussi lourd et vulnérable aux perforations.
La toiture monocouche
Les panneaux de toiture monocouche se posent à l'aide de fixations ou de plaques spéciales. Le modèle le plus répandu est l'EPDM (caoutchouc éthylène-propylène-diène monomère), apprécié pour son prix compétitif et sa facilité d'installation. Les panneaux gris ou blancs en PVC (polychlorure de vinyle) se collent ou s'appliquent au chalumeau, tandis que le TPO (oléfine thermoplastique), un complexe de polymères d'éthylène et de propylène, se soude à l'air chaud. Ces solutions coûtent davantage que le BUR, mais elles offrent une longévité supérieure.
La mousse de polyuréthane projetée
Plusieurs formulations de polyuréthane peuvent être pulvérisées sur les toits plats afin de former une barrière unique et totalement étanche, sans aucun joint. Ces mousses s'appliquent directement sur la toiture existante, puis sont recouvertes d'une fine couche de petits graviers concassés ou de sable pour les protéger. Excellent isolant thermique et facile à entretenir, le revêtement en mousse de polyuréthane doit néanmoins être renouvelé tous les dix ans pour conserver ses performances.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/building-materials-supplies/1007116448.html
