# Home & Garden >> Maison & Jardin >  >> Building & Remodeling >> Architecture

Toitures victoriennes : les matériaux emblématiques d'une époque

Construits principalement entre 1860 et 1900, les bâtiments victoriens ont donné naissance à une grande variété de styles, tant résidentiels que commerciaux. Leurs toitures reflétaient parfaitement cette diversité : des toits mansardés — plats au sommet avec des pentes raides — caractéristiques des maisons de style italianisant, aux pentes aiguës des demeures néogothiques.

Cette richesse architecturale, combinée aux avancées techniques de l'époque, a conduit les bâtisseurs victoriens à employer une multitude de matériaux pour leurs toitures. Découvrez les principaux éléments qui composaient ces toits si distinctifs.

Fermettes, solives et chevrons

La charpente, véritable squelette du toit, était réalisée principalement en bois — notamment le pin d'Oregon, l'épinette blanche, la pruche et le chêne anglais. Vers la fin de l'époque victorienne, les constructeurs ont également commencé à utiliser l'acier de construction et le fer forgé, témoignant de l'industrialisation croissante du secteur.

Le sous-toiture

Au-dessus des chevrons et sous la couverture finale, les entrepreneurs posaient du feutre de couverture — fabriqué à partir de poils mélangés à de l'asphalte — ou du papier de sous-toiture. Ils recouvraient également les nœuds présents dans les chevrons avec du fer galvanisé ou de l'étain, afin de garantir une surface parfaitement lisse sous les toitures métalliques.

Les toits plats

Pour les toits plats, les bâtisseurs victoriens superposaient cinq couches de feutre de couverture sur les chevrons, appliquaient ensuite une couche de ciment, puis recouvraient le tout d'une couche de gravier — également appelé laitier. Les toits plats pouvaient aussi être revêtus de divers métaux : étain, zinc, plomb, cuivre ou encore tôle ondulée.

Les toits en pente

Sur les toits en pente, le bois restait le matériau le plus courant : cyprès, séquoia ou cèdre pour les finitions haut de gamme, ou pin et épicéa pour les budgets plus modestes. Les bardeaux d'ardoise étaient également très prisés, déclinés dans une palette de couleurs allant du bleu au violet, en passant par le rouge, le vert, le noir et le gris.

Les constructeurs employaient aussi des feuilles d'étain, de cuivre, de zinc ou de plomb laminé — particulièrement pour les toits de vérandas — ainsi que des tuiles en terre cuite, souvent de couleur brun rougeâtre.

Les solins

Pour prévenir les infiltrations d'eau, les bâtisseurs garnissaient soigneusement tous les joints, angles et éléments saillants — tels que les cheminées, les murs et les puits de lumière — de solins. Ces pièces métalliques, fabriquées en étain, zinc, cuivre ou plomb, assuraient l'étanchéité des points sensibles de la toiture.

Les crêtes décoratives

Enfin, touche esthétique par excellence de l'ère victorienne : les crêtes de toit en fonte moulée. Pointes, balustres et autres ornements étaient fixés le long des faîtages, uniquement à des fins décoratives, afin de donner l'impression que les toits s'élevaient encore plus haut vers le ciel.


Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/architecture/1007032233.html
Droits d'auteur © Maison & Jardin Tous droits réservés.