Les jeunes chênes issus de la région où ils poussent tolèrent naturellement leur environnement. Au fil des années, ils se sont acclimatés aux précipitations, à la chaleur, au froid et au vent auxquels ils sont régulièrement exposés. En revanche, les chênes matures supportent beaucoup moins bien les changements de conditions. Contrairement à la plupart des plantes ornementales, les chênes ne demandent ni les mêmes arrosages, ni les mêmes apports d'engrais, ni la même taille. Avec des soins adaptés, un chêne installé au jardin offrira des années de beauté naturelle.
Le matériel nécessaire
- Paillis d'écorce finement broyé
- Plantes indigènes tolérant l'ombre (facultatif)
- Engrais azoté (facultatif)
- Sécateur ou ébrancheur (facultatif)
1. Installer un paillage protecteur
Étendez une couche de paillis sous la canopée de l'arbre afin de recouvrir la surface du sol. Formez une couche de paillis fin pouvant atteindre 10 cm (environ 4 pouces) d'épaisseur autour de l'arbre, sans jamais toucher le tronc. Évitez les gros morceaux d'écorce, qui retiennent trop d'humidité au niveau du système racinaire du chêne et favorisent la pourriture des racines.
2. Limiter l'arrosage
Ne sur-arrosez jamais la zone entourant un chêne. Ses racines s'étendent bien au-delà de sa canopée : cette zone de protection racinaire, généralement une fois et demie plus large que le houppier, doit être laissée dans son état naturel. Le système racinaire superficiel du chêne émet des racines horizontales profondes pour stabiliser l'arbre et puiser l'eau. Un excès d'arrosage en surface affaiblit ce réseau racinaire essentiel.
3. Choisir avec soin les plantations sous le chêne
Plantez uniquement des espèces indigènes tolérantes à l'ombre et adaptées aux sols secs sous la canopée. Installez-les à au moins 3 mètres (10 pieds) du tronc. Arrosez juste assez pour tasser la terre autour des jeunes plants, puis uniquement en cas de réel besoin. Évitez les fleurs, les couvre-sols ou le gazon exigeant des arrosages fréquents, incompatibles avec la culture sous un chêne.
4. Fertiliser avec parcimonie
N'apportez un engrais que si le feuillage devient pâle ou présente des taches. Choisissez alors un engrais riche en azote et appliquez une faible dose, une seule fois durant la saison de croissance. Les chênes indigènes ne nécessitent généralement aucune fertilisation. Le paillage sous la canopée suffit amplement : le paillis ligneux se décompose lentement et nourrit durablement le sol.
5. Tailler au bon moment
Élaguez le chêne exclusivement pendant les mois d'hiver, lorsque l'arbre est en repos végétatif. Cette précaution limite aussi la propagation de maladies fongiques graves comme le flétrissement du chêne. Supprimez seulement les branches mortes ou malades, ainsi que les branches vivantes structurellement fragiles représentant un danger. Ne retirez jamais plus de 10 % des branches vivantes afin de ne pas affaiblir l'arbre. Évitez également d'éclaircir excessivement la ramure : les branches intérieures pourraient souffrir d'une exposition brutale au vent ou au soleil. Une taille trop sévère stimule des repousses sensibles à l'oïdium, néfastes à la santé de l'arbre.
6. Protéger la zone racinaire
Ne pavez et ne cultivez jamais les zones situées dans la zone de protection racinaire de l'arbre. Ce périmètre doit demeurer intact et non perturbé, car tout travail du sol risque d'endommager irrémédiablement les racines du chêne.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/trees/1007114208.html
