Si certaines plantes se régénèrent aisément à partir de simples fragments de racines, il n'en va pas de même pour les orchidées. Ces fleurs raffinées se multiplient principalement par division, une technique consistant à séparer un jeune rejet ou une section de tige d'une plante mature afin de la rempoter comme sujet autonome. Les orchidées peuvent également être cultivées à partir de graines, mais patience oblige : un plant issu de semis peut mettre jusqu'à huit ans avant de fleurir, alors qu'une plante obtenue par bouturage ou division offre ses premières fleurs en seulement un à deux ans.
Une famille végétale exceptionnellement vaste
Les botanistes recensent plus de 25 000 espèces d'orchidées distinctes, auxquelles s'ajoutent plusieurs centaines de milliers d'hybrides, ce qui fait de la famille des orchidacées l'une des plus vastes du règne végétal. On distingue neuf grands genres : Cattleya, Phalaenopsis, Paphiopedilum, Dendrobium, Miltonia, Oncidium, Odontoglossum, Cymbidium et Epidendrum. Le plus cultivé d'entre eux est sans conteste le Phalaenopsis, communément appelé « orchidée papillon », réputé pour ses grandes fleurs évoquant des papillons en vol et ses larges feuilles charnues.
La multiplication par division
Les orchidées qui développent de nombreuses tiges au fil du temps sont qualifiées de sympodiales, c'est-à-dire « à plusieurs pieds ». Elles forment de nouveaux clones le long d'un rhizome. Le Cattleya, l'Oncidium et le Dendrobium en sont de parfaits exemples. De nouvelles pousses et de nouvelles racines apparaissent aux jonctions de ce rhizome, organe souterrain ressemblant à une racine. À l'instar des plantes vivaces terrestres, ces orchidées peuvent être divisées au niveau du rhizome, à condition que chaque éclat conserve une portion de vraies racines ainsi qu'un fragment de tige. Les nouvelles divisions doivent ensuite être rempotées dans un substrat stérile spécialement conçu pour les orchidées, puis maintenues humides selon les préférences propres à chaque espèce.
La multiplication par bouturage
À l'inverse, les orchidées qui poussent sur une tige unique, sans former de nouveaux plants le long d'un rhizome, sont dites monopodiales, soit « à pied unique ». Pour les multiplier, on prélève des boutures de tige à l'endroit où un bourgeon radiculaire ou une racine complète s'est développé sur un nœud, autrement dit à la jonction entre deux feuilles. Comme pour les divisions, les boutures doivent être installées dans un substrat humide pour orchidées et maintenues à la température et au taux d'humidité adaptés à l'espèce concernée.
La multiplication par semis
Faire pousser des orchidées à partir de graines exige bien plus de patience que la division ou le bouturage. Dans la nature, l'orchidée produit des millions de minuscules graines semblables à de la poussière, mais seules quelques-unes parviennent un jour à maturité. La graine d'orchidée est en effet dépourvue d'endosperme, ces réserves d'amidon indispensables à la transformation de l'embryon en plantule. Elle ne peut donc germer que grâce à une symbiose avec certains champignons durant les premiers stades de son développement. Les producteurs modernes substituent à ce partenaire fongique un mélange sucré. Bien que les jardiniers amateurs puissent tenter de reproduire ce procédé, le taux de réussite demeure faible en dehors d'un cadre de laboratoire, où les facteurs environnementaux sont plus faciles à contrôler.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/orchids/1007026308.html
